Critiques spectateurs de Single_dot

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Saw

Saw

Faudrait pas oublier non plus que le tueur n'exclut jamais la possibilité de perdre. Il ne se place qu'en observateur après avoir disposé les pièces mais je pense que cette part de hasard est voulue de sa part. ATTENTION SPOILER Le fait qu'il échoue est il vraiment fondamental pour lui dans la mesure où il est de toutes façons condamné par sa tumeur au cerveau? Le débat reste ouvert...

8.63804

Publié le 1 Janvier 2007

Tetsuo

Tetsuo

Tetsuo n'est pas évident à décrire en tant qu'histoire si ce n'est qu'un salaryman se transforme progressivement en amas de chair et de métal suite à une contamination étrange survenue dans le metro... on apprend alors qu'il s'agit d'une vengeance orchestrée, consécutivement à un accident de voiture, par la victime atteinte d'un mal similaire mais qui, contrairement au personnage principal, a pleinement assumé son nouveau statut.
Ce qui démarque pleinement Tetsuo, c'est tout d'abord une réalisation particulièrement percutante, qui utilise le manque moyens pour mieux faire ressortir un aspect visuel brutal et bricolé parfaitement mis en valeur par la musique industrielle d'Isakawa... On se retrouve donc avec un ovni hystérique, un bijou de système D qui comme on peut le constater avec l'avis de Carth, n'est pas fait pour plaire à tout le monde mais qui pourtant s'avèra particulièrement séminal en terme d'inspiration pour de nombreux auteurs ou réalisateurs dont William Gibson ou Darren Aronofsky, rien que ça!
Tetsuo, c'est une métaphore de la renaissance. Un nouveau pas de l'évolution passant par la douleur, le sang mèlé à l'huile de moteur et les tripes phagocytées par des cable d'acier... C'est primaire, poétique, cryptique comme pouvait l'être Eraserhead dont Tsukamoto s'inspire fortement, tant pour le grain de pellicule noir et blanc que pour la mise en avant des bruitage par suramplification... C'est aussi un choix artistique sans concessions qui porte en lui des fondements qu'on retrouvera souvent par la suite, dans la filmo du réalisateur.
Simple mais innexplicable, c'est cru et sauvage comme un fantasme dérangé qu'on peut absorber sans dépasser la dose prescrite au risque de frôler le crash neurologique ou la crise d'épilepsie.

7.6

Publié le 1 Janvier 2007

Lost Highway

Lost Highway

Lost Highway est certainement le film de Lynch le plus hermétique, le plus difficile à critiquer qui soit, dans la mesure où il fait voler en éclats les codes conventionnels de la narration cinématographique. Le scénario nous oriente sur une piste, puis sur une autre, puis nous amène de nouveau ailleurs, sans aucune pitié pour nos méninges. Mais au bout du compte, quoi de mieux pour tenter de nous évoquer la démence hallucinatoire qui ferait de notre réalité délimitée un jeu de chausse-trappes inquiétant, dangereux pour nous même et pour les autres.

Si Fred Madison est schizophrène, le film l'est donc également. Cela afin de nous faire effleurer cette sensation que l'on pourrait avoir en étant sujet aux mêmes troubles psychiatriques. Vivre dans une désorientation permanente, une peur constante de ce qu'il y a en soi et à l'extérieur de notre conscience. Ne jamais savoir si notre interlocuteur est réel, ou bien s'avère être une projection de notre subconscient...
On se retrouve ainsi immergé au sein de la folie, dans un film dichotomique construit en deux parties bien distinctes, elles mêmes orchestrées par des personnages doubles, réels ou fantasmés. Tout s'y catapulte et s'entremêle, comme perdu au sein de deux lobes cérébraux asynchrones, ne pouvant plus correctement communiquer l'un avec l'autre. Et nous pauvres spectateurs que nous sommes, nous nous retrouvons finalement aussi désorientés que ce personnage central, déchiré entre plusieurs personnalités jouées par Bill Pullman, Balthazar Getty et Robert Blake (vraiment flippant). Il a perdu quelque chose, une autoroute droite où les pensées et les perceptions étaient encore structurées, où les codes étaient bien définis et connus de tous. Cette route maintenant, le fait tourner en boucle dans son esprit, dans un cauchemar sans issue et sans objectif. Cette histoire, malgré quelques touches d’humour en faibles éclaircies, porte en elle un désespoir immense. Celui d’une vie dont il ne reste que des lambeaux, car qu’est ce que notre vie sinon une accumulation de souvenirs.

La mise en scène toujours aussi maîtrisée, dégageant une ambiance à la fois feutrée et glauque dont seul Lynch a le secret et une bande-son tout bonnement exceptionnelle, contribuent à nous faire entrer de grès ou de force dans le mental de Fred Madison. Inutile de préciser que les acteurs sont tous très bons avec une mention spéciale pour Robert Loggia (Mr Eddy / Dick Laurens) qui s'en donne à cœur joie, nous rappelant par certains aspects, Denis Hopper dans le personnage de Frank Booth (Blue Velvet).

Lost Highway est un mystère, une œuvre qui nous laisse abasourdis sans qu'on sache exactement pourquoi... Après visionnage, on en garde un lot d'impressions, de spéculations et d'associations, un peu comme au sortir d'un mauvais rêve où persisterait l'image obsédante d'une boîte crânienne sectionnée contre une table en verre.
Pour moi, David Lynch a signé ici son film le plus abouti, et sans doute le plus sombre également. Du génie, avez-vous dit ?…

8.61538

Publié le 1 Janvier 2007

Alien vs. Predator

Alien vs. Predator

Heureusement que je n'attendais pas des prouesses d'AvP, après avoir lu des critiques incendiaires un peu partout et trouvant moi-même le concept franchement limite, je me disais que j'allais difficilement passer le seuil des 20 minutes... Cependant, mater un film dont on attend rien permet d'être agréablement surpris par intermitences au milieu du brouillard, et concernant le dernier navet de Paul Anderson, on peut dire dans l'ensemble, qu'on nage en pleine purée de poix... Si un point positif est à souligner (et dieu sait s'ils sont rares), on peut mentionner le design d'ensemble plutôt soigné, tant du point de vue des décors (même si fatalement, ils ont une dégaine plus proche d'un doomlike que d'un bâtiment authentique) que des créatures, extrèmement bien foutues sur certains plans. Il y a quelques scènes d'action assez bien faites, notamment le combat final, ou bien les predators face à uns marée d'aliens. Force est de reconnaître que les équipes d'effets spéciaux ont fait du très bon boulot, mais au bout du compte, on a filé un pot de confiture familial à des cochons de la pelloche... Hélas, les points noirs d'AvP sont nombreux et concernent des éléments pas négligeables. L'interprétation des acteurs, à commencer par Sanaa Lathan est tout bonnement catastrophique. On a pas l'impression une seule seconde qu'elle croit à son personnage. Lance Henriksen a l'air de s'emmerder grave et on a sinon droit aux archétypes de l'actionner tout frais sortis de leur emballage (l'intello à l'air débile poussif, le militaire patibulaire...). Deuxième gros problème : c'est LENT et ennuyeux pendant environ trois bon quarts d'heure, ponctués de dialogues crétins qui ne nous apprennent rien d'intéressant, si ce n'est, encore une fois, combien les acteurs jouent mal (à croire qu'ils se sont contenté de deux prises par scène au maximum). En troisième au rayon des plombages : l'alliance entre le Predator et l'héroïne. Un seul mot : consternant! De l'insertion de bonsentimentalisme au fond de la gorge qui semble complètement décalée par rapport au mythe d'origine. Là encore, on sombre dans le raccourci débile du genre : et on dirait que le Predator il deviendrait gentil et qu'il ferait de la luge avec la dame! Arggh! Pourquoi, mais pourquoiiii?!... Etait-ce indispensable de sombrer là dedans? Et dans le prochain épisode, ils font des gosses? Peut-être que certains ont apprécié cette vision des choses, mais pour ma part, j'ai trouvé ça trop mal amené pour qu'on puisse avaler la pillule... Les autres bourdes sont multiples mais on peut retenir en particulier que la plupart des scènes de combat entre aliens, predators et humains sont filmées de façon dégeulasse (franchement je ne vois pas d'autre mot), que l'éternel concept du repère des méchants type jeu de plates-formes, ça commence à sérieusement sentir le bois de sapin et que cqfd, les moyens n'ont jamais fait le talent... Il est bien loin le temps d'Event Horizon!

5.87395

Publié le 1 Janvier 2007

Star Wars: Episode 3 - La Revanche des Sith

Star Wars: Episode 3 - La Revanche des Sith

Enfin! Enfin le générique tant attendu qui résonne pendant que nos petits poings se serrent d'impatience et qu'on trépigne pendant que les lettres d'or s'éloignent sur l'écran. Puis d'entrée, le choc, aussi sec et martial que les lourds tambours qui ouvrent cette plongée dans l'enfer d'une bataille de stratosphère. Le ton est donné, c'est de guerre qu'il s'agira, ce théatre sera celui d'une tragédie, on est plus là pour rigoler! Ce troisième opus répond enfin à nos attentes... Il associe à la fois une surenchère visuelle plus proche de l'esthétique de le seconde trilogie et des personnages révèlant enfin la grandeur dramatique tant attendue. Alors oui, vous sentirez le coeur se serrer en voyant Anakin sombrer dans le côté obscur, oui serrez emporté dans des combats de sabre-laser démesurés et oui, vous en aurez pour votre argent. On sait que ce cinéma est souvent décrié par les fines bouches de la critiques. C'est vrai qu'on peut encore reprocher à Lucas une mise en scène un peu trop classique dans sa forme. Mais qu'importe, on sent que le bonhomme s'est réveillé, qu'il a voulu offrir à ses fans ce qu'il y avait de plus cher à leur yeux et C'EST BON! Star Wars n'a, à mes yeux, jamais été que ça. Une joie de divertir, un manège dont on réclame un tour, et puis un autre, et puis un autre, et puis un autre.... Alors que dire de plus après? Que tout est numérique? On s'en fout... ça n'a rien à voir avec du cinéma accadémique... Lucasfilm, c'est une industrie de loisir, de divertissement. C'est là pour faire rêver les gosses, grands et petits, et moi, je serai toujours client, j'ai toujours eu un faible pour les nounours à la guimauve.

8.61667

Publié le 1 Janvier 2007

Sin City

Sin City

C'est incontestable, dans le domaine des adaptations de comics Sin City vient de poser un nouveau jalon. Là où les X-men et autres Spidermans s'intégraient dans une réalité plus ou moins concrete, c'est l'inverse qui se produit dans le film de Robert Rodriguez : la réalité est asservie à la touche graphique originale et unique de Frank Miller. Le résultat est fort heureusement bluffant... On a vraiment l'impression de voir une version animée de la bande-dessinée d'origine. N'ayant lu que l'épisode de Marv, je peux témoigner que l'adaptation s'est faite à la case et à la bulle près, du moins pour cette partie là.
Cela dit l'initiative, même si elle est encourageante pour l'avenir d'un genre cinémato_très_graphique presque nouveau (il y a eu quand même 'Captain Sky' ainsi que l'éternel oublié et pourtant fondateur 'Avalon'), ne s'est pas fait sans défauts sans doute inhérents au système employé qui reste encore au stade de l'expérimentation. On peut par exemple s'appesantir sur la gestion de certains impacts (nottament Marv avec la voiture qui lui rentre dedans à plusieurs reprises) qui semble plus proche du cartoon qu'autre chose. Une telle exagération esthétique donne un trop grand sentiment d'irréalité qui n'a pas grand rapport avec la force brute du dessin de Miller. On également une impression tangible de détachement entre les acteurs et leur environnement qui semble parfois dépourvu de masse, de consistance... Le paysage défilant vu des voitures en route donne l'impression de glisser, nous ramenant de façon trop intime au siège des passagers coupés du monde, du réel. Même problème de détachement quand à l'emploi des dialogues qui, voulant coller au plus près du texte d'origine, on parfois la touche de tirades théatrales appuyées par des regards et des attitudes à la "regarde moi comme j'en jette!"... Mais là j'emmetrai un bémol, sachant également que Tarantino a participé à l'affaire et que cet aspect poseur est tout a fait caractéristique de son univers, lui même partiellement alimenté par les comic's (les pulps pardon, héhé!). Cinéma et bande-dessinées sont d'éternels jumeaux que Sin City, donc, réunit aussi dans des instants de pure magie.
Car il faut le dire, du bon il y en a aussi un paquet. Ne serait que pour l'interprétation d'acteurs excellents avec une mention spéciale pour Mickey Rourke absolument bluffant en Marv. On sent que nul, a par lui, n'aurait pu rendre aussi bien la personnalité de cette machine à tuer abritant un coeur foncamentalement juste. Tout ces êtres m'ont évoqué, avec grandeur, des anges et des démons en quête de pouvoir et de rédemption au sein d'un théatre irréel, à l'esthétique souvent sublime. On retrouve l'ambiance des heures de gloires du film noir à l'ancienne, du polar à chapeau mou, sauvagement accouplé à l'empire du manga. Les destins s'y entrecroisent dans une partition scénaristique parfaitement maitrisée où on finirait presque par souhaiter connaitre l'histoire personnelle de chaque quidam croisé, porteur de sa légende personnelle. La violence gore passe elle même pour harmonieuse, en adéquation avec ce monde étrange où le sang a l'apparence du lait et où certains détails sont animés d'une conscience propre appellant notre regard par la couleur. Dans Sin City, même la laideur est angélique.

8.83333

Publié le 1 Janvier 2007

The Grudge

The Grudge

The Grudge, s'il avait été créé avant Ring, aurait sans doute été la bombe d'épouvante tant attendue qui aurait deffrayé la chronique et aligné par mal de films sur son style pendant de longues années, seulement voilà...
The Grudge arrive sur les écrans mondiaux (en tant que remake) apres Ring, Kairo, The Eye, Séance, Dark Water, les suites de Ring, le remake de Ring, les sous-Ring (Deux Soeurs si on ne doit en citer qu'un), bref, les occidentaux ont bouffé du spectre nippon à plein tube et commencent à saturer des Sadakos de tout poil qu'on agite sur un bout de pelloche pour n'en faire peur aux gens... Bon autant le dire de suite, pour moi, Ring et Kairo suffisaient largement : Ring parce qu'il apportait plein de renouveau, était audacieux, tant par son esthétique que son scénario et Kairo parce que ce dernier, même proche de Ring par certain aspects, proposait un réflexion beaucoup plus poussée au sens politique et philosophique, tout en offrant une construction et une esthétique propres à des années lumière du simple repompage (et aussi parce que Kioshi Kurosawa est un putain de bon réalisateur quand il s'en donne la peine)....
Donc The Grudge débarque chez nous après un pareil défilé et que nous reste-t'il alors de frais à nous mettre sous la dent. Eh bien objectivement parlant, pas mal de bonnes choses et pas mal de trucs faisandés aussi malheureusement mais innévitablement oserais-je dire apres ma tirade d'introduction.
L'avantage du film de Shimizu, c'est qu'il est direct comme un upercut... Il ne tourne pas autour du pot comme la plupart de ses prédecesseurs et nous plonge dès les premières minutes du film dans une épouvante glaciale sans ambages, sans concessions. Les spectres y sont franchement méchants, rapides, et sont bien déterminés à passer leur colère sur de pauvres américains innocents et complètement paumés dans une société où ils perdent tout leurs repères. Seconde idée géniale du film donc, isoler les protagonistes de leurs marques habituelles, pour qu'ils nous apparaissent d'emblée affaiblis, incapable de comprendre ce qui leur arrive.
La construction scénaristique basée sur de multiples flash-backs, qui sont autant de sketches morbides aux conclusions fatales sont également un très bon moyen d'éviter l'ennui, et ne nous laisse au bout du compte aucun moment véritable de répit pour aboutir à une conclusion qui évoque davantage le premier Evil Dead que Ring(meci Monsieur Raimi si vous y êtes pour quelque chose). Une personne isolée, des forces maléfiques particulièrment retorses, une baraque hantée... Un petit air de déjà vu quoi.
Autre point fort non négligeable : une esthétique particulièrement soignée avec des effets spéciaux très réussis, très beaux mêrme et une ambiance sonore bien entendu primordiale pour contribuer à accaparer notre attention et faire monter la tension d'un cran avant chaque apparition spectrale. De ce point de vue là, la production gros moyen offre tout son avantage en permettant de faire accèder le genre du Kwaidan movie à un look franchement classieux.

Voilà un certain nombre de détails qui pourraient vous faire penser qu'ils s'agit alors d'un véritable évènement dans le domaine de l'épouvante et pourtant, quelque chose ne prend pas dans cette sauce aux ingrédients si soignés.
Déjà du fait de la redite détaillée au début... The Grudge n'arrive pas à éviter les écueuils posés par ses illustres prédecesseurs. Démarche desarticulée, bruit étrange caractérisant la manifestation surnaturelle, spectre sur un écran de surveillance, eau noire et cheveux... Tout ça sent le rebachage à plein nez. On ne peut s'empècher de bloquer sur un plan ou un autre en se disant, "tiens, je l'ai déjà vu quelque part ça...". Dommage, car le film s'en trouve franchement amoindri.
De même, les acteurs s'ils livrent une prestation honnête, donnent l'impression d'en rester au stade du travail de commande, ni bon ni mauvais. Un scénar aussi bien fichu aurait mérité un petit plus à ce niveau je pense mais là je chipote, parce que dans l'ensemble, ça passe quand même.
Autre problème, la trame semble souffrir soit de scène manquantes (l'incendie de la maison est éludé) soit de passages absolument inutiles au développement de l'histoire (la jeune fille à la machoire arrachée, c'est rigolo, c'est bien fait, c'est dégeu, mais honnêtement, à quoi ça nous avance de la voir se balader si on en dit pas plus). Est-ce établi tel quel dans la perspective d'un director's cut (et dans ce cas, je lève mon carton rouge car à ce stade, ça devient du n'importe quoi dans l'optique de faire du blé) ou bien est-ce dû à des délais non-respectés?
Peu importe, The Grudge reste malgré tout un film honnête qui a le bénéfice non négligeable de ne pas se moquer des attentes de ses spectateurs et nul doute que ceux pour qui Ring et alii ne veux encore rien dire, trouveront ce film terrifiant et révolutionnnaire. Pour les autres, on est bien obligés d'avouer qu'il se défend bien si on tient compte du nombre de sadakeries après lesquelles il débarque.

7.44048

Publié le 1 Janvier 2007

Frayeurs

Frayeurs

Frayeurs _ Fulci Ayant déjà vu l'Au-delà, le style graphique et le mode de narration est très similaire si ce n'est que la trame est un peu plus linéaire...
De nombreuses scènes sont particulièrement réussies, nottament un passage claustrophobique dans un cercueil assez éprouvant et des scènes gores de toute "beauté" si on tient compte des moyens dont disposait l'équipe... L'ambiance sonore est aussi au rendez-vous, contribuant à renforcer la force de tableaux d'épouvante extrêmement maîtrisés. Le seul détail qui me gène (de même que pour l'Au-delà), c'est que la narration manque parfois de punch et certaines scènes transitoires ont tendance à s'étirer en longueur... ça semble être un choix déterminé mais personnellement, ça a tendance à me faire lâcher le récit...
Les acteurs sont dans l'ensemble, plutôt convaincants, participant de cette emphase qui caractérise manifestement l'horreur selon Fulci.
Le ton oscille entre gore extrême et ambiance poétique sombre lovecraftienne, donnant à "Frayeurs" une touche résolument unique...
Il semble aussi que pas mal de réalisateurs ont dû y récupèrer certaines idées, je pense en particulier Sam Raimi et sa façon de cadrer les regards en insert dans Evil Dead, qu'on retrouve ici lors de la séance de spiritisme... Coincidence ou héritage, peu importe, cet effet de style fonctionne toujours à merveille.

8

Publié le 1 Janvier 2007

Le Secret de la Pyramide

Le Secret de la Pyramide

Un bon petit film avec des acteurs attachants et une histoire tenant un peu d'Indiana Jones, dans un Londres 19eme bien reconstitué. Les effets spéciaux sont bien foutus pour l'époque, et même novateurs quant on songe que le chevalier du vitrail était une première en matière d'images de synthèse.
Les scènes d'hallucination sont d'ailleurs très bien faites dans l'ensemble, ajoutant justement un peu de touche imaginaire à une histoire qui aurait pu paraitre redondante de prime abord.
L'intrigue, même si sa trame est classique, demeure suffisament bien menée pour qu'on éprouve pas de lassitude et pour ma part, j'en garde un bon souvenir, même après plusieurs visionnages.

8.3

Publié le 1 Janvier 2007

Blade II

Blade II

Quoi qu'en pensent les aigris, Blade II a relevé d'un cran la dimension du film d'action en assumant parfaitement son héritage 'Manga'. Une photographie à couper le souffle, un rythme d'enfer, et surtout pas de prise de tête!!! Hé ouii! C'est un méchante série B survoltée que voilà et pas un drame psychologique qui tortille. Je ne comprends pas ceux qui s'attendent à autre chose. Vous avez vu l'affiche? Vous avez lu le dos de la jaquette. Peut-on vraiment s'attendre à un conte philosophique? Ce Del Toro nous fera le Seigneur des Anneaux de demain, tant il sait exprimer avec force des aspects à priori antagonistes chez un même réalisateur.

8.17857

Publié le 1 Janvier 2007

Massacre à la Tronçonneuse

Massacre à la tronçonneuse

Attention, j'ai pas descendu l'ensemble du film à cause de Jessica Biel. Oui, sa plastique plastic n'a rien de désagréable à l'oeil, on ne peut pas le nier. Seulement, selon moi, la façon dont c'est mis en scène dans le film sent le cliché à 50 cts.
Dans la version Tobe Hopper, voir une héroine effondrée, hystérique, à la frontière de la folie me paraissait bien plus crédible et opressant qu'une riot-girl qui dame le pion à Leatherface en deux temps trois mouvements. La force du film original venait aussi du sentiment qu'il n'y avait aucun espoir, qu'elle n'allait pas s'en sortir de toutes façons, renforçant l'aspect cauchemardesque encore plus flagrant. Cela dit, si le scénar avait été plus inspiré, la performance de JB m'aurait sans doute moins gêné.
Maintenant, si je trouve qu'elle assure dans Blade III, je n'hésiterai pas à la dire. Quant à savoir si c'est un bon film, wait & see...

7.99301

Publié le 1 Janvier 2007

Donnie Darko

Donnie Darko

Voilà un film qu'on ne se lasse pas de revoir tant il est dense par son contenu et par les indices qu'il diffuse subtilement tout au long de la trame. Même l'interprétation globale peut prendre divers tournants en demeurant cohérente (au risque même de se perdre).
Peu d'oeuvres peuvent se targuer d'avoir autant de facettes (on pourrait citer Lost Highway, Dellamore Dellamorte).
Pour un premier essai, Richard Kelly a réussi un coup de maître avec un scénar' d'une maturité étonnante au même titre qu'un certain Darren Aronofsky avec Pi.
Comment percevoir le parcours de Donnie de façon univoque? Est-il déjà mort et vit-il une forme de purgatoire sous l'égide d'un revenant-guide spirituel incarné par Frank? Avance-t'il réellement dans le temps en percevant le réel de façon plus clairvoyante en opposition avec l'obscurantisme des principes manichéens de la Ligne de Vie? Est-il sous l'emprise de sa schyzophrénie? (Certains schyzophrènes voient se matérialiser les intentions des gens autour d'eux sous forme visible, les précédant dans leurs actions, un peu comme les pseudopodes translucides que perçoit Donnie)
Il y a finalement un peu de tout ça dans cette histoire qui mèle très habilement psychologie, théorie scientifique, fantastique, satire sociale. Chaque protagoniste a un rôle important dans l'évolution spirituelle du héros (ou anti-héros plutôt), que ce soit dans la violence aveugle ou la confidence. A la différence de la critique je ne sais pas s'il est important de développer sur certains personnages, comme Grand-mère la mort, qu'on pourrait davantage apparenter à une allégorie du temps, qui porterait en elle des vérités au-delà de l'entendement humain (du moins dans l'optique de Donnie lui même, en quête de vérité sur ce qui lui arrive). Tous les intervenants sont peut-être là pour finalement reflèter les obsessinos, les angoisses et les questionnements d'un jeune homme aux portes de la mort, sa "fin du monde".
Résolument un chef d'oeuvre.

8.66129

Publié le 1 Janvier 2007

Donnie Darko

Donnie Darko

Pour ma part, j'ai trouvé ce film génial et hors norme et ce n'est pas le snobisme qui me pousse à le dire contrairement à ce que tu as l'air de sous-entendre. Ton avis, au même titre que le mien, n'a pas valeur de règle pour tous et chacun exprime son point de vue en fonction de sa sensibilité. Je n'aurais aucune raison de l'encenser si je m'étais ennuyé ou si je l'avais trouvé mal fait.
D'aileurs, j'ai bien aimé aussi l'Effet Papillon qui ne m'a pas paru ni plus rapide ni plus lent. Peu importe le rythme pourvu qu'on accroche à l'histoire.

8.66129

Publié le 1 Janvier 2007

Faust

Faust

Exit les extrémités de Reanimator ou du Dentiste. On y trouve même pas l'humour de Society. Yuzna a voulu faire un film de super héros et se plante faute de budget.
La seule scéne qui m'ait marqué est la transformation de la compagne du bad guy... Sinon l'ensemble (scénar, persos) ne m'a pas paru très nouveau et le monstre final est, comment dire... plus carton pâte tu meurs!!!
Á mon avis, le moins bon de ses films avec Progeny. Heureusement qu'il a repris du poil de la bête depuis...

6.21429

Publié le 1 Janvier 2007

Eraserhead

Eraserhead

Eraserhead m'a moi aussi marqué tant par l'ambiance sonore et visuelle qui préfigure l'ensemble de l'oeuvre de Lynch. Au même titre que Lost Highway (ou Mulholland Drive) la structure mentale/onirique du film impose de laisser avant tout fonctionner son intuition plutôt que s'évertuer à chercher une ligne narrative. Chacun peut lire le film en fonction de son vécu et de sa sensibilité artistique, sachant qu'il s'agit là aussi d'une entreprise pouvant laisser le spectateur frustré.
Pour ma part j'adhère complètement au processus... Eraserhead (de même que les deux autres cités plus haut) m'évoque l'errance de l'âme d'un protagoniste essayant tant bien que mal de reconstituer les fragments de sa vie passée, revus sous un aspect allegorique et angoissé.
Henry est balloté dans son univers mental (sa tête labyrinthe) et fuit une lumière (celle de la vérité en soi, à la fois attirante et repoussante telle cette jeune femme angelique au visage corrompu) à laquelle il devra bien finir par s'unir pour échapper aux limbes.
C'est là ma perception, elle n'en est qu'une parmis toutes celles que chaque personne pourrait trouver.
Une oeuvre dont on ne se lasse pas.

8.25

Publié le 1 Janvier 2007

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Devinez le film par sa tagline :

I killed my father, I ate human flesh, and I quiver with joy.
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