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Minority Report

Minority Report

Avec 'AI' et 'Minority Report', Spielberg nous a sans doute livré coup sur coup, deux des meilleurs films d'anticipation de ces dernières années.
Sans tergiverser par des détails inutiles, il rend parfaitement crédible un futur angoissant où l'être humain semble irrémédiablement condamné par une technologie qu'il a hissé au pinnacle mais qui l'entraîne dans des contradictions absurdes et le pousse à commettre des actes ignobles.
On sent bien dans ce film, la touche des univers de K.Dick, paranoïaques, paradoxaux, cruels et pourtant, le rythme est trépidant, les émotions et l'intimisme sont également de la partie et le rendu visuel est vraiment superbe. Une fois l'intrigue digérée, on peut revenir sur l'environnement, le détail du contexte afin de mieux saisir que Minority Report est avant tout un cri d'alerte dont on a doré la pilule.
C'est bien ce que j'apprécie là, cette apparente facilité mais tant de messages sous-tendus...

8.46667

Publié le 1 Janvier 2007

Le Village

Le Village

[cette critique contient des spoilers et s'adresse donc plutôt à ceux qui ont déjà vu le film] Je crois que la principale erreur de Shyamalan est d'avoir présenté son film comme un récit d'épouvante fantastique alors qu'il n'en est absolument rien.
D'un autre côté, étant donné qu'il s'agit de faire participer le spectateur à la vaste entreprise de supercherie qui est entretenue dans le village, il est évidemment difficile de révèler d'entrée que ce dernier se doit d'abord de croire, avant d'être pris au piège.
Il faut prendre le "Village" pour ce qu'il est avant tout : une analyse psychologique collective basée sur un postulat certes improbable mais vraiment intéressant. Si on reste objectif, l'aspect formel du film est magnifique en cela que certaines images sont vraiment d'une grande beauté et que l'interprétation des acteurs est sincère, dépouillée mais efficace.
D'entrée on capte que quelque chose ne tourne pas rond dans ce 19e siècle reconstitué. Les costumes, la construction du village, l'attitude générale des habitants a quelque chose de tout simplement atemporel. C'est quand même un peu curieux de voir des colons américains en pleine cambrousse sauvage aussi peu préoccupés par la foi par exemple. Ça m'a suggèré que ce qu'on nous montrait n'était qu'une illusion, un décor.
C'est en ça que le scénar est assez fort : nous décrire de façon simple les mécanisme d'une mystification en nous faisant passer de la perception du profane à celle de l'initié, nous aidant par là même à comprendre comment les contes et légendes peuvent voir le jour. La référence évidente au "Petit chaperon rouge" souligne d'ailleurs cet aspect.
Il est également clair que pas mal de gens ont mal réagi au film, ayant eu l'impression de s'être fait avoir, ce qui est vrai dans le fond mais qui nous renvoie aussi notre réaction au visage. Finalement, au même titre que l'habitant lambda du village, nous avons besoin de surnaturel, de quelque chose en quoi croire, fantasmer, pour établir un ciment social. Se voir alors tiré en arrière vers une explication beaucoup plus rationnelle et cynique n'a rien d'agréable. Nous voulions rêver (se faire peur dans le cas présent) et nos attentes ne sont pas comblées, ou pire, trompées. Parti courageux de la part du réalisateur, mais maladroit car trop abrupt...
La déception prenant le pas sur l'analyse objective, "le Village" s'est pris une volée de plomb gros calibre.
Pour ma part, je considère que Night Shyamalan maîtrise pourtant parfaitement la barre de son film jusqu'à son caméo où on l'apperçoit, tel Dieu le père à son bureau, gardien antipathique du secret, assumant ce qu'il a mis en place. Il renoue avec le jeu d'apparences qui faisait le charme de "Sixième sens" et qui manquait dans "Incassable" et "Signes". On sent qu'il veut faire appel à l'intelligence de son public, quitte à en mécontenter une grande partie. Reste le rythme assez statique de l'intrigue qui a de quoi décourager certains. Une autre façon de placer son travail, à contre courant des blockbusters tapageurs, souvent riches en bruit et en fureur, mais pauvres en innovation.

7.15942

Publié le 1 Janvier 2007

Elephant Man

Elephant Man

Une oeuvre immortelle sur la différence qui peut fendre le coeur des plus endurcis. Outre l'interprétation réussie, voire poignante, des acteurs, l'ambiamce visuelle et sonore est tout bonnement hallucinante. Lynch arrive à nous faire ressentir un 19e siècle misérable, où la vapeur sous pression semble constituer un bruit permanent tout en imposant sa vision décalée précedemment exprimée dans Eraserhead.
Il est d'ailleurs surprenant de repèrer les parallèles existant entre les deux films, l'un étant considéré grand public et l'autre ayant longtemps été associé à une aura de mystère et de dégoût. L'ambiance industrielle, les difformités, des hommes arc-boutés sur des machines dont ils semblent plus être des rouages que des pilotes, une femme au visage angélique symbolisant une forme de pureté et de délivrance, les songes obscurs.
L'histoire elle même relève d'une ambiguité toute lynchienne où on n'a jamais de certitude véritable sur les motivations des personnages de la haute bourgeoisie cotoyant John Merrick. Ainsi que son suicide... On se demande innévitablement si c'est le fait d'avoir connu enfin la plenitude ou bien la prise de conscience qu'il ne sera toujours qu'un monstre (au sens de montrer) aux yeux de la société, qui le pousse à en finir. Peut-être les deux à la fois...
Au même titre qu'"une histoire vraie", ce film démontre aussi que Lynch a tout le talent et la sincérité nécessaires pour moucher les critique qui lui avaient reproché l'hermetisme de ses films, le prétendant incapable de structurer un vrai scénario. Non seulement l'histoire est d'une cohérence absolue mais en plus, la touche lynchienne nous permet d'analyser Merrick sous son côté conscient et subconscient, sa réalité et ses rêves (ou cauchemards). Si je pouvais mettre 11 pour une fois...

8.98276

Publié le 1 Janvier 2007

Le Projet Blair Witch

Le Projet Blair Witch

Celui qu'on voit de dos, c'est Michael qui accompagnait la Heather quand il était encore conscient, et qui vient de tomber sous l'emprise de la chose qui les traque. Ce qui arrive aussi à la pauvre naive qui fonce dans la cave sans jeter un oeil autour avant. Le mystère reste entier, aussi hermetique que le silence de plomb qui s'abat tandis que la dernière pellicule se finit.

7.37273

Publié le 1 Janvier 2007

Hellraiser : Le Pacte

Hellraiser : Le Pacte

Quand je l'ai vu la première fois au cinéma, ce film m'avait marqué par son ambience moite, oppressante et "charnelle" pour peu qu'on puisse attribuer un tel adjectif à un métrage d'épouvante. Ses références explicitement sado-masochistes, son esthétique torturée et sa mythologie font d'Hellraiser beaucoup plus qu'une simple série B contrairement à ce qu'une bonne partie de la critique et du public avait pensé à l'époque de la sortie. C'est pas la floppée de gothos pinheadisés en soirée qui me diront le contraire.Hé! Hé! Hé!
Il y a bien sûr quelques tares dûes au manque de budget (notamment les apparitions monstrueuses complètement foirées parce que trop ambitieuses pour l'époque et dont Clive Barker doit sans doute regretter aujourd'hui la présence à l'écran) mais dans l'ensemble, les maquillages sont magnifiques, inventifs et certaines scénes cartonnent toujours autant.
La resurection de Franck, espèce de naissance inversée et vampirique, les manifestations de la présence infernale et surtout la classe des Cénobites au look franchement inventif pour l'époque... On sent que l'ami Barker est allé puiser son inspiration dans l'univers du fétichisme et de Lovecraft, associant Eros et Thanatos dans un tryptique pervers et horrifique.
Il suffit d'ailleurs de voir le reste de ses films pour se rendre compte de l'application avec laquelle il s'afforce à chaque réalisation de poser de nouveaux codes esthétiques, sans pour autant trahir son inspiration d'origine. ("Le maitre des illusions" ou "Cabal" sonr pour moi des oeuvres uniques en leur genre, des ovnis dans le paysage fantastique).
Qui aujourd'hui ne reconnaît pas au premier coup d'oeil ce cher Pinhead ou la boite maléfique? Hmmm?...

8.35922

Publié le 1 Janvier 2007

Beyond Re-Animator

Beyond Re-Animator

Une bonne mise en scène et une solide dose d'impertinence iconoclaste pour ce volet que je ne placerai pas au-dessus du deuxième mais plutôt dans une catégorie différente d'ambiance. La plupart des Fx sont réussis mais certains sont franchement baclés (le morphing pourri du visage du junkie qui va éclater, c'est franchement la honte là!).
Jeffrey Combs apporte également une solide contribution au film avec une interprétation sans faille de son personnage culte. Les autres interprètes s'en sortent bien (en particulier le directeur de la prison) mais certains dialogues comme ceux entre le jeune doc et la journalistes, sont franchement insipides.
Heureusement, le rythme est au rendez-vous et on ne s'ennuie pas. L'émeute dans la prison est un très bon choix de climax et rajoute au côté sordide et déjanté du final.
Sans être à la hauteur du premier (d'ailleurs est-ce que c'est encore vraiment possible aujourd'hui de voir un truc aussi barré au cinéma?), 'Beyond Re-Animator' s'en sort avec les honneurs et on sent que Yuzna s'est vraiment donné à fond malgré une très probable absence de gros moyens...

7.34375

Publié le 1 Janvier 2007

Robocop

Robocop

Robocop obéit à un principe qu'on retrouvera quelques années plus tard de façon encore plus appuyée avec Starship Troopers en cela qu'il laisse au spectateur le choix de le voir comme un simple film d'action ou bien comme un pamphlet satirique bourré d'humour (très) noir, et de constats alarmant sur la montée du tout sécuritaire.
Ce en quoi Murphy se démarque de Peter Parker ou Bruce Wayne, c'est qu'il est avant tout une victime d'un système en lequel il croyait et qui a fait de lui un simple produit, un gadget technologique dont on voudrait effacer la dernière parcelle d'âme.
Cette idée est d'ailleurs frappante quand il tombe sur son ancien logis famillial transformé en maison témoin, ramené au stade du "prêt à vendre" au même titre que lui, dont le corps, voire même le cerveau, ne sont plus la propriété.
L'action va bon train, la violence, même si aujourd'hui elle a perdu en virulence en regard de nombreux autres films, est omniprésente et l'interprétation de Peter Weller est excellente (surtout quand on sait le calvaire que ce dernier a enduré dans l'armure elaborée par Rob Bottin et qui nous rapelle assez ouvertement Iron Man). Mais en dehors d'une mise en forme réussie, c'est surtout le fond que je privilègie aujourd'hui dans Robocop et contrairement à certains avis exprimés ici, je trouve qu'au contraire il se bonnifie avec l'âge.

8.92857

Publié le 1 Janvier 2007

Le Projet Blair Witch

Le Projet Blair Witch

A mon avis tu devrais voir le film en VO parce que sa VF est une infamie... Non seulement les acteurs sont mal doublés (donc peut-être réviseras-tu ton opinion sur leur jeu, perso je trouve qu'ils assurent bien) mais tous les bruitages d'ambiance propres à la prise de son directe et qui rendent justement le film efficace sont tout bonnement réduit au tiers de leur volume initial. Ce faisant, on effectivement l'impresseion que les protagonistes réagissent face à du vide alors que ce n'est pas le cas initialement. Mon message s'adresse d'ailleurs aussi à tous ceux qui ne l'ont vu qu'en VF... Dans ce cas, pas étonnant qu'il ait perdu en intérêt à leur yeux.

7.37273

Publié le 1 Janvier 2007

Les Indestructibles

Les Indestructibles

Je l'ai trouvé excellent, d'autant plus que j'aime les productions Pixar dans l'ensemble et encore plus Brad Bird qui transcende son art en insuflant une dynamique sans pareille dans les scènes d'action. Les persos sont attachants et evitent la caricature facile, le design d'ensemble est un hommage sincère à l'univers des comic's tout en gardant la "Bird's touch" déjà présentie dans "Le Géant de Fer" (opposition machine / humain).
Un carton rouge cependant aux comités de censure ayant plaqué un avertissement à un dessin animé qui a pour une fois la prétention de ne pas prendre les plus jeunes pour des idiots. Occulter la réalité de notre mortalité aux enfants, c'est bien plus malsain que le poser en fait établi dans un film. Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de choquant là dedans, d'autant plus que la scène en question est bien plus soft que ce qu'ils peuvent voir aux infos au nom de la Liberté made in Bush.

8.90323

Publié le 1 Janvier 2007

Hellboy

Hellboy

Je n'ai vu que la version director's cut mais il paraît qu'elle n'apporte pas grand chose à la précédente excepté quelques scénes destinées à approfondir la psychologie de certains personnages (pas assez sur les bads guys malheureusement).
Autre fait malheureux, ce sont les gros malins qui descendent le film en une ligne sans argumenter un poil. Navré, mais quand on colle un deux ou moins, ce serait plus instructif de savoir exactement pourquoi... D'ailleurs les modérateurs devraient peut-être aussi s'acquiter des conditions ennoncées depuis peu sur leur site, cad virer les posts type AFP... Perso, j'ai rien contre les critiques incendiaires (j'en fais aussi sans problème) et je comprends (difficilement) qu'on puisse avoir un mauvais avis concernant Hellboy mais écrire une merveille littéraire (souvent dans une syntaxe approximative) du genre : un grose bouz et Ron Permann sa crain..., c'est un peu moins difficile que donner corps au personnage de Mignola et rendre tangible une émotion sous des prothèses de latex.
Á bon entendeur, salut!

7.2766

Publié le 1 Janvier 2007

Ghosts of Mars

Ghosts of Mars

Et il serait illusoire de croire qu'un réalisateur, aussi doué soit-il, ne produit que des chef-d'oeuvres... 'Ghosts of Mars' est bourré de bonnes intentions mais salement dépourvu de moyens. Il suffit de regarder 'Vampires', réalisé juste avant, pour se demander dans quelle mesure les envies de prise de distance de Carpenter sur son dernier film ne sont pas tout bonnement un parcours du combattant accompli tant bien que mal.
On retrouve pourtant tous les thèmes chers au bonhomme : esprit insurectionnel, western-touch, fantastique original et grande maitrise des cadrages. Certains effets sont joliment faits (les décapitations express, les maquillages) et certaines idées sont bien trouvées : matriarcat, usage des drogues, pessimisme ambiant mais ça ne suffit pas pour faire monter la sauce.
La construction de l'histoire, basée sur des témoignages, serait à priori de bon aloi pour rendre le rythme moins conventionnel mais au bout du compte, ça a tendance à briser le mouvement, à faire des tombés de rideau précisément dans les moments où l'action devrait passer à la vitesse supérieure.
Natasha Henstridge s'en tire plutôt bien mais le personnage du légionnaire chaud du bas est gravement caricatural et pas crédible une seconde. Là où ça prêtait à rire dans 'Invasion Los Angeles', ça paraît franchement lourdingue dans le contexte de 'Ghosts of Mars'.
Les effets de style sont également beaucoup trop répétitifs (possessions) ou complètement à côté de la plaque (les répliques apuyées Natasha Henstridge et Ice Cube qui cherchent à rendre un aspect caricatural mais qui sonnent complètement creux).
Bref, on a un peu l'impression que pour une fois, Carpenter a essayé de faire du Carpenter, et que justement la forme perd de la consistance à force de s'auto-flageller.

6.6747

Publié le 1 Janvier 2007

Akira

Akira

La première fois que j'ai vu Akira, lors de sa sortie ciné française, je n'avais jusqu'ici jamais vu de manga digne de ce nom en dehors des programmes d'AB prod et RécréA2. J'ai eu alors l'impression qu'on m'attrapait par les pieds pour me tenir à l'envers en m'infligeant une série d'électrochocs visuels, scénarisitiques et idéologiques. La grosse baffe quoi!
Par contre le dénouement de l'histoire m'avait paru obscur dans la mesure où adapter un roman-bd fleuve pareil relevait presque de l'impossible, chose qui est devenue manifeste quand ont débarqué en France les fondements de l'oeuvre en version papier. Le rythme aussi avait de quoi déconcerter... On avait, pour la plupart, pas l'habitude de ce mode de narration survolté et pour cause, à en voir les réactions ici-présentes, Akira était en avance sur son temps, tant par sa forme que par son fonds.
Revu aujourd'hui, on constate en effet qu'il n'a pas pris une ride tant le soin apporté à la réalisation est grand et l'intrigue fouillée, lourde de sens et virulente politiquement.
Quel choc à l'époque de se rendre compte qu'un dessin animé pouvait avoir un propos aussi mature, lucide et faire cotoyer des passages aériens (souvenirs d'enfance) avec du gore hystérique, dans un futur imaginé avec une rigueur quasi-scientifique de par son contexte social et technologique.
Un chef d'oeuvre dont on reparlera encore longtemps et qui, à mon avis, paraîtra encore contemporain au yeux de la prochaine génération.

8.97143

Publié le 1 Janvier 2007

Frissons

Frissons

Quand on considère 'Frissons' en tenant compte de l'époque et du contexte conservateur dans lequel il a été réalisé, on a quand même a faire à quelque chose de particulièrement branque où on voit des personnes engoncées dans leur carcan social redevenir des jouisseurs primitifs du fait de l'influence du parasite.
Si on est pas trop tatillon sur la mise en forme, l'histoire s'avère particulièrement novatrice et frondeuse, jouant habilement avec les restrictions de la censure pour mieux renforcer la suggestivité de l'ensemble.
Je trouve que le parasite est assez crédible, répugnant à souhait et certaines scènes sont quand même franchement gore si, de nouveau, on n'oublie pas que la définition de ce qui est extrème en termes d'images a beaucoup évolué depuis.
Rage lui ressemble par beaucoup d'aspect : une anomalie biologique, une épidémie qui ramène l'homme au rang animal, une ambiance hystérique...

7.54167

Publié le 1 Janvier 2007

Cronos

Cronos

Excellent film qui, en effet, réunit des éléments davantage propres à plaire à ceux qui ont bloqué sur l'Echine du Diable, plutôt que Mimic ou Blade 2...
On découvre dans Chronos nombre d'idées qui se retrouveront par la suite dans la filmo du réalisateur, en particulier sa fascination pour les insectes et les mécanismes ésotériques. La relation grand-parents / petits-enfants a également l'air d'interesser Del Toro, puisqu'on retrouve ce binôme dans Mimic.
On s'attend à un film d'horreur, alors qu'on se retrouve devant un conte cruel sur le vampirisme, rendu touchant par l'interprétation d'acteurs habités par leur rôle. La soif de sang (ou la dépendance vis à vis du Chronos) est vraiment traitée ici comme une toxicomanie qui pousse l'Homme à ramper, faisant d'avantage de lui une victime et un être à la fois faible et repoussant.
On peut effectivement penser à Cronenberg, que ce soit pour 'la Mouche', 'le Festin Nu' mais aussi 'Chromosome 3' du fait du jeu froid de la gamine probablement tout à fait intentionnel.
Outre nombre d'idées originales sur le passage à l'immortalité, toujours en rapport avec le monde des insectes, la photographie et la direction artistique du film sont extrêmement soignées, et on a du mal à croire parfois qu'il s'agit d'un film fauché tant il semble ne rien manquer.
On peut ne pas apprécier le film du fait d'un rythme particulier qui nécessite quand même un (petit) effort d'attention mais de là lui coller une petite note. J'envoie 10 pour réhausser la moyenne, quand on aime, on ne compte pas.

7.42105

Publié le 1 Janvier 2007

Rats : l'invasion commence - Rats: L'Horrible Invasion

Rats : l'invasion commence - Rats: L'Horrible Invasion

Je n'ai pas vu ce qui semble être un nanard foireux pour ratophobes mais cela étant dit, ça colle une image fausse à ces animaux, du moins à l'état domestique...
Ce sont des petites bêtes craintives et affectueuses d'une nature plutôt pacifique et sur qui l'être humain devrait parfois prendre modèle en ce qui concerne les comportements sociaux.
À bien des égards, l'humain est souvent bien pire que le rat en société.

5.9

Publié le 1 Janvier 2007

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