Critiques spectateurs de Dariofulcio13
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L'Emprise
Etrange film que cet EMPRISE (à ne pas confondre avec le film éponyme de Bill Paxton) montrant le calvaire d'une brave mère de famille de condition modeste qui se voit du jour au lendemain persécutée sexuellement par une "entité" surnaturelle invisible.
Si L'EMPRISE appartient clairement à la vague des films fantastiques Hollywoodiens des années 70/80 style EXORCISTE ou AMYTIVILLE (la destruction d'une cellule familiale par un danger ésotérique), il se distingue néanmoins de par son traitement particulier.
Ainsi, en dehors des nombreuses agressions sadiques dont est victime l'héroïne (aussi dérangeantes que spectaculaires sans tomber dans la complaisance), l'histoire est avant tout prétexte à dépeindre les limites de notre science moderne à rationaliser notre monde. Que ce soit la psychologie représentée par des "spécialistes" obtus, condescendants et intransigeants (en somme de parfaites "têtes à claques") ou l'équipe de parapsychologues clairement dépassés et trop naïfs, tous les hommes de sciences de l'histoire nous sont montrés comme de purs incapables finalement plus préoccupés à trouver une explications qu'à dénicher une solution salvatrice pour la jeune femme.
Cette lutte d'intérêt est, malgré quelques longueurs, assez passionnante dans son déroulement et nettement plus convaincante qu'un AUDREY ROSE pour citer un exemple similaire. Au milieu de cet affrontement d'idéologies, L'EMPRISE n'en oublie pas pour autant de dépeindre la personnalité émouvante de l'héroïne, superbement interprétée par Barbara Hershey, qui subit une évolution chaotique au fil de son chemin de croix: de victime terrorisée, elle passera à un statut de femme forte et déterminée à protéger son bien être et sa famille malgré de nombreuses épreuves épouvantables (les attaques vicieuses allant jusqu'à traumatiser les enfants et faire fuir le finacé pleutre, les séances humilliantes de psychiatrie...).
De ce profil attachant, la tension n'en ressort que plus grandie et malgré quelques frustrations (le final assez sombre qui n'apporte pas de véritables explications au phénomène, une deuxième partie moins crédible dans les manifestations...), on ressort troublé de ce film singulier, riche en séquences tétanisantes et en émotions.
Publié le 13 Décembre 2009
Bloody Bird
Premier film du talentueux Michele Soavi, BLOODY BIRD aurait pu tomber dans la fosse commune des innombrables slashers des années 80 avec son scénario des plus basiques s'il n'avait pas bénéficié d'un travail de conception particulièrement minutieux qui le distingue et en fait un film à part.
Mélange de slasher américain (une histoire de massacre en série simpliste et banalement dialoguée dans la tradition d'un VENDREDI 13 agrémentée d'une ambiance nocturne malsaine parfois proche d'un HALLOWEEN) et de giallo italien (les jeux de perceptions visuelles comme l'introduction illusoire, la violence débridée, la photographie stylée jouant admirablement avec les couleurs saturées, la musique énivrante et un sens du macabre esthétisant), BLOODY BIRD marque des points et séduit les rétines avec quelques séquences visuellement très fortes (on se souviendra notamment du "théâtre de cadavres" mis en place par le maniaque tout comme l'aspect particulier de ce dernier).
Malgré des baisses de rythmes fréquentes, une interprétation pas toujours très convaincante et quelques incohérences (la fille évanouie qu'on plancarde dans le couloir, les séparations au delà du raisonnable...), le film rempli parfaitement son quota de suspense (le cache cache dans la douche, la confrontation finale...) et de violence craspec (le meurtre à la perceuse où le corps coupé en deux...). Un bon divertissement horrifique en somme!
Publié le 12 Décembre 2009
Le Souffle du Démon
Projet maudit par excellence, LE SOUFFLE DU DEMON fut montré en salle et exploité en vidéo dans une version tronquée d'au moins une bonne vingtaine de minutes si ce n'est plus (je ne sais plus exactement). Dommage car même si en l'état le film demeure un bon titre, on en ressort quelque peu frustré par un sentiment d'inachevé...[P] D'un sujet initial plutôt simpliste évoquant un certain HITCHER (la traque d'une jeune femme par un psychopathe automobiliste), Richard Stanley offre un bel ovni filmique mêlant divers genre: thriller, fantastique onirique, un peu de gore et pas mal de métaphysique, le tout dans une ambiance esthétiquement très soignée faisant rapeller le travail d'un Dario Argento au meilleur de sa forme mais dans un désert!
Beaucoup d'atouts et un réel talent de mise en scène mais voilà LE SOUFFLE DU DEMON souffre d'un trop plein de pistes follement intéressantes (le démon rédempteur partagé entre sa quête de sang et son humanité, l'héroïne tourmentée menant son chemin de croix initiatique, l'exploitation de la mythologie locale...) qui, mêlées ensemble, forment un tout tout juste homogène mais malheureusement jamais jusqu'en boutiste.
Plutôt rageant mais si l'on peut regretter l'aspect bancal de certains passages (le final assez expéditif et ambigu notamment), on se consolera sans mal sur une ambiance envoutante et des plans de toutes beautés, agrémentés d'une superbe partition musicale signée Simon Boswell. Un très beau travail formel rare et un script nettement plus intéressant que 90% des productions actuelles...cela mérite un peu d'indulgence non?
Publié le 12 Décembre 2009
Lifeforce: L'Etoile du Mal
Quand on évoque le cas de LIFEFORCE, c'est souvent pour évoquer la plastique (irréprochable) montrée en intégralité de la très belle Mathilda May...Il est vrai qu'on ne manquera pas de mots élogieux quand à la beauté de l'actrice et de la sensualité qui s'en dégage...
Néanmoins indépendament des formes de l'actrice, LIFEFORCE demeure une bonne surprise en tant que série B, certes luxieuse, mais s'assumant en tant que telle... Le scénario repose sur une bonne poignée d'idées attrayantes inspirées de diverses sources (on pense successivement à ALIEN, aux films de vampires de la défunte Hammer ainsi qu'aux film de morts-vivants de Romero) et assure amplement son coté distrayant de par une démesure dans le rythme et les trucages tout bonnements excellents (les zombis déséchés, l'apparition formée de sang de victimes...)!
Séquences spectaculaires et retournements se succèdent donc sans grand temps mort et, à défaut d'effrayer, amusent le spectateur comme tout bon divertissement pop corn qui se respecte. Seul regret cependant: un scénario parfois embrouillé sur certains aspects (la remation trouble entre le héros et la femme vampire, les motivations de la "collecte" d'énergie vitale etc...) mais qui, en l'état, ne gêne pas vraiment la vision du film. Du grand spectacle de qualité et sans prise de tête qui confirme que Hooper n'a pas réalisé que des mauvais films après son incontournable MASSACRE A LA TRONCONNEUSE.
Publié le 12 Décembre 2009
Inseminoid
Sorti au milieu de la mode "Alien", "Inseminoid" demeure une modeste production aussi fauchée que terriblement intriguante, ringarde par certains cotés mais aussi malsaine et inventive de l'autre....bref un vrai paradoxe sur pellicule!
Visiblement très daté (les décors semblent fait de cartons pate, la musique est ridicule et même les acteurs ne sont pas franchement crédibles), le film se démarque pourtant de la concurrence en retrouvant une ambiance inquiétante assez remarquable. Si "Alien" jouait sur la claustrophobie et la promiscuité ténébreuse, "Inseminoid" met mal à l'aise avec des espaces clos saturés de lumière vives et que l'on devine suffocants.
D'autre part, si le concept reste similaire avec le film de Ridley Scott (un équipage d'une station futuriste décimé par une entité - ici une jeune femme ayant virée mutante cannibale sous l'effet d'embryons extraterrestres - ), Norman J. Warren s'applique néanmoins à y ajouter des touches personnelles qui lui permettent de s'éloigner de son modèle: meurtres (relativement) sanguinolents (pour l'époque), courses-poursuites effrénées dans les coursives, suspense tendu et séquences parfois assez malsaines (l'accouchement ignoble que n'aurait pas renié Cronenberg, la dégustation de chair d'une des victime sortie à l'air libre...). Saluons la performance admirable de Judy Geeson dans la peau de la meurtrière possédée, qui alterne avec aisance sadisme et pathétisme.
Faute de moyens à la hauteur des ambitions et d'un effectif vraiment professionnel, "Inseminoid" reste un produit bancal qui a clairement pris un coup de vieux. Néanmoins en l'état, les bons cotés finissent par supplanter l'aspect formel parfois limite si l'on reste indulgent.
Personnel et plutôt osé pour l'époque, une petite série B sincère nettement plus méritante que la plupart des autres copies formatées de la même période ("Creature", "Leviathan"...)..."Dans les spasmes, personne ne vous entendra accoucher..."
Publié le 11 Décembre 2009
House 4
Pffffffffff que dire à propos de ce HOUSE IV tellement navrant que c'est aud-delà des mots? Comment décrire une telle aberration scénaristique, un tel ennui, une aussi grosse débilité?
L'histoire tout comme les acteurs sont d'une ringardise extrême et les effets tantôts éculés, tantôt épouvantablement mauvais (le chien/lampadaire; les deux gangsters insectisés avec des masques d'Halloween rigides...) n'arrangent guère la sauce. Difficile d'adhérer à une histoire aussi convenue qui, de surcroit, se cherche constamment sans se trouver (un coup ça se veut "effrayant", une autre reprise ça tente un humour très lourd) [P] Les précédents volets étaient au mieux d'excellents divertissements, au pire des plaisirs coupables attachants, autant cet ultime opus est une véritable torture filmique d'un ennui abyssal...
Hormis la séquence hillarante de la pizza (la seule scène valable du film) et sa chanson délirante ("je suis l'homme pizza, je suis l'homme pizza"), absolument rien n'est à retenir de ce film sinon que c'est une énorme perte de temps! Pas un nanar, un vrai navet!
Publié le 10 Décembre 2009
House II : La Deuxième Histoire
HOUSE II s'éloigne du ton mi-horrifique, mi-comédie du premier volet pour se focaliser sur une intrigue 100% burlesque.
Les intentions sont bonnes mais le traitement s'en retrouve nettement plus infantilisant (visiblement cette suite cherche à brasser un plus large public que son ainé) ce qui rend cette première séquelle assez mitigée.
On retrouve encore une fois une certaine générosité en matière de trucages et de bestioles foldingues (ici deux cow-boys morts-vivants se la jouant OK Corral, un chien/chenille rigolo ou encore une faune préhistorique sortie d'un Tex Avery...) ainsi qu'une accumulation d'idées délirantes (le passage soudain d'un espace-temps à un autre, de la préhistoire au Far-West en passant par les Mayas).
Néanmoins le ton s'est nettement plus assagi et, pire, vire vers la gaudriole pas toujours digeste. Le rythme est également nettement moins convaincant dans cet opus: là où l'original se renouvellait intelligemment à coup de trouvailles visuelles et de nouveaux monstres, la suite semble souvent tourner en rond autour de concepts plus limités en nombre. HOUSE II est donc une sorte d'épisode de SCOOBYDOO malheureusement bien trop étiré pour divertir pleinement durant toute sa durée
Sans être un mauvais film, HOUSE II n'est qu'un décalque décevant plus "tous public" et moins inventif de l'original. Peu de véritables surprises donc, mais l'ensemble a conservé un certain charme qui lui confère une aura sympathique salutaire. Pas indispensable mais néanmoins idéal pour une soirée avec vos gamins (6-8 ans)
Publié le 10 Décembre 2009
House
HOUSE est l'illustration même de la pure série B des années 80 comme on les aime: le film est certes bourré de défauts narratifs (quelques incohérences) mais se bonnifie avec le temps avec une inventivité et une générosité qui font véritablement plaisir.
Loin des sempiternelles histoires de maisons hantées "sérieuses" (de LA MAISON DU DIABLE à AMYTIVILLE), le film de Steve Miner (son meilleur à ce jour d'ailleurs) opte plutôt pour un traitement style "farce macabre à la E.C. Comics". On n'est donc pas terrifié pour un brin...mais on s'amuse comme des gosses devant les péripéties de ce pauvre héros traquant (et traqué par) de multiples apparitions tantôt mortelles (les outils du jardin, le monstre du placard...) tantôt (et surtout) burlesques (la sorcière fantôme, le G.I. revenant, l'espadon empaillé...).
Au milieu de ce train fantôme endiablé riche en trucages et en trognes exceptionnelles , des personnages hauts en couleur (mention spéciale au voisin envahissant) et un second degré omniprésent qui ravigore les zygomatiques servis notamment par des dialogues hillarants (le héros à un des spectres d'apparence terrifiante: -"C'est toi?" -"Non c'est ta petite soeur enfoiré!" ou encore cet extrait loufoque de soap opera: -"Ma soeur était fille unique et tu as abusé d'elle" -"Non, ce que tu me reproches, c'est d'avoir été un prostitué masculin et un gigolo").
Décalé, frais et attachant, un titre des plus recommandables....
Publié le 10 Décembre 2009
L'Attaque du Crocodile Géant
L'affiche originale est très jolie...mais le reste est à l'image du titre français: ridicule et faisandé!
Scénario inexistant, réalisation des plus statique et grotesque, trucages exécrables (que des stocks shots de bébêtes nettement plus petites que la réplique numérique très laide), acteurs tout juste bons à se faire bouffer...Le bodycount est relativement élevé (même les gosses ne sont pas épargnés) mais c'est tellement plat qu'on meurt d'envie d'appuyer sur la touche "stop" à chaque seconde
Point positif cependant: on peut quand même voir de beaux paysages de la Thaïlande c'est déjà ça. Autrement, c'est un vrai calvaire visuel qui fait regretter les nanars "funs" style "Killer crocodile" ou "Blood surf" (oui oui à ce point!).
Publié le 7 Décembre 2009
Millénium
Tout est dans le titre du commentaire!
Du premier tome d'une remarquable trilogie littéraire, Oplev en titre une version cinématographique aussi fidèle que sans concessions (étonnant pour une production destinée au box-office!).
Le film a la bonne idée de se focaliser sur l'essentiel du récit tout en sous entendant les points non adaptés (la relation entre le héros et la propriétaire du journal qui soit dit en passant est très loin de la mannequin décrite dans le livre, les enjeux économiques etc...). La mise en scène est très belle, magnifiquement photographiée et préserve une ambiance tantôt glauque tantôt envoutante.
Quand aux interprètes, c'est du quatre étoiles: si j'avais des doutes pour le héros qui est assez éloigné du physique du personnage du livre (en lieu et place du beau quadragénaire "sec", nous avons un quadragénaire plutôt bien en chair à la bouille limite enfantine), il est finalement très convaincant. Mais la palme revient au personnage de Lisbeth, la "hacker" gothique perturbée qui est la réplique exacte de celle imaginée par Stieg Larson. L'actrice y est époustouflante de crédibilité et apporte une touche d'humanité vraiment émouvante qui fait que l'on s'attache sans mal à cette personnalité marginale.
Bref au niveau de l'exercice de l'adaptation, MILLENIUM peut se vanter d'être l'une des rares transpositions à réussir haut la main son pari.
Au-delà de la question - et pour éclairer les non connaisseurs des romans- le film est un excellent thriller athmosphérique, parfois assez violent et glauque, et qui, en dehors d'une énigme passionnante et complexe, se teinte d'une partie dramatique apportant une saveur hors norme à l'ensemble. Bref 2h30 qui passent toutes seules...et on en redemande encore! Vivement la suite!
Publié le 7 Décembre 2009
Christina's House
Une perte de temps que cette très mauvaise série B aussi mal jouée que véritablement languissante dans son rythme.
De très rares bonnes idées (la sous-intrigue de la mère internée, le piège sous le tapis avec des scies circulaires...ouille! ) parsèment le film mais sont tout bonnement sous-exploitées au profit d'un semblant d'intrigue se résumant à une blonde tête à claques déambulant dans sa baraque pleine de bruits bizarres tout en tentant de préserver son pucelage d'un boy-friend empressé (le seul suspense du film...c'est dire!).
C'est mal joué, prévisible au bout de 10 minutes, longuet, sans saveur (la course-poursuite finale semble être sous prozacs...quand aux meurtres ils sont tous hors champs ou très fades)....Bref un vrai navet indigne d'un épisode de "Chair de poule"...
Publié le 7 Décembre 2009
Cut
La nationalité de ce slasher demeure à peu près la seule chose de véritablement notable vu que le reste brasse dans la banalité la plus totale, voire la médiocrité.
Entre un script simpliste qui, à l'instar de son tueur, n'est qu'un patchwork de multiples oeuvres antérieures ("Scream", "Freddy", "Halloween" principalement) et une mise en scène des plus insipide (difficile de parler d'une ambiance et encore moins de suspense tant le montage, les plans et l'éclairages paraissent si "fonctionnels"), autant dire que CUT déçoit l'amateur.
Un peu de sadisme dans les meurtres et une apparition éclair de la chanteuse Kylie Minogue ne suffisent pas à relever le niveau de ce film du statut de nanar à la limite de l'ennui.
Bref décevant, prétentieux (la mise en abime...merci Wes Craven!) plat et sans grand intérêt...Un des titres les moins convaincants de la vague post-SCREAM.
Publié le 7 Décembre 2009
Shocker
Dans la mouvance de ses GRIFFES DE LA NUIT avec qui il entretient quelques similitudes (les nombreuses séquences oniriques, le tueur aux pouvoirs surnaturels, le secret de famille caché...), SHOCKER demeure néanmoins une oeuvre mineure dans la carrière de Craven.
On est toutefois loin d'un naveton à la CURSED (pour le coup un vrai calvaire celui-là!) et l'on prend même un certain plaisir à suivre cette petite série B recelant un rythme infernal et de nombreuses idées assez amusantes ou cruelles selon les situations (le coup de la gamine et du bulldozer, les personnages clés qui passent subitement de vie à trépas, les séquences oniriques avec les victimes assassinées revenant crier vengeance, la passation de corps en corps...). Le mariage humour noir/fantastique horrifique fonctionne assez bien donc même si parfois le film donne l'impression de se chercher un peu (horreur pure ou B movie décomplexé?).
L'ensemble se laise donc suivre sans ennui mais laisse malgré tout un arrière gout de frustration pour les plus exigeants: le scénario plein de potentiel se réduisant à l'essentiel (une infernale course-poursuite entre le tueur et l'adolescent ponctuée de cadavres) et tournant un peu trop à la gaudriole démesurée dans son dernier tiers (le "plan ingénieux" des héros étant beaucoup trop gros pour être crédible une seconde). Heureusement le tueur, génialement sadique et parfaitement détestatble, compense cette "légèreté" gênante.
En définitive, un divertissement "pop corn" sans prise de tête, plein de bruits et de trucages, qui n'a pas trop mal vieillie et qui se voit bien une fois sans pour autant laisser un souvenir impérissable.
Publié le 30 Novembre 2009
MegaSnake
NU IMAGE persiste et signe toujours dans la grosse bébête mangeuse d'homme pour la plus grande joie des mordus de nanars.
MEGASNAKE (le titre ridicule par excellence qui annonce bien le ton) suit à la lettre tous les ingrédients que l'on peut attendre d'une telle production: un script des plus banals ponctués de clichés en tous genres (le héros qui découvre la menace avant les autres, les autorités incrédules, la fête locale qui vire au festin...), des acteurs en roue libre et une bestiole approximativement animée en CGI.
A l'exception de quelques débordements gores (une tête éclatant sous la pression des anneaux du reptile, un doigt arraché...), le tout est gentiment ringard et terriblement déjà vu. Sans grand intérêt donc mais néanmoins passable pour une dernière partie de soirée pour les mordus du genre...
Publié le 27 Novembre 2009
La Chose
D'un classique de la SF des années 50 (LA CHOSE D'UN AUTRE MONDE), John Carpenter en tire une relecture aussi passionnante que terriblement angoissante qui, mine de rien, pourrait très bien prétendre au titre de meilleur film de monstre aux coté de l'ALIEN de Ridley Scott.
Justement les deux films conservent quelques ingrédients communs: un lieu clos, une équipe confrontée à un prédateur venu d'ailleurs, la peur de l'inconnu, un environnement extérieur mortel...Mais là où ALIEN joue la carte de la demi-suggestion et de l'anticipation de l'agression de la bête, THE THING dévoile très tôt les capacités de sa créature et mise sur un climat de suspicion poussé à son paroxysme.
Perçu comme un véritable whodunit, THE THING joue admirablement avec les ambiguités à tel point qu'au même titre que les personnages du film, le spectateur finit par douter de tous les protagonistes qui pourraient bel et bien dissimuler la créature dans leurs entrailles (voir la scène de l'interrogatoire avec dépistage sanguin qui est un monument dans son genre).
La tension est énorme et, outre les soupçons et la sensation d'isolation, les apparitions de "la chose" ne font qu'accroître cette terreur: loin d'avoir une forme définie, l'alien du film est une masse de chair en perpétuel devenir auquel pousse à volonté tentacules, pattes d'insectes et autres membres et têtes mi-végétaux, mi-animaux....Jamais le terme "chose" n'avait été aussi bien adapté pour une bestiole! Sa nature de parasite à l'aspect repoussant en fait un être de cauchemar inoubliable grace aux géniallissimes trucages de Rob Bottin (sans CGI, que du mécanique très réaliste). Du chien se liquéfiant à la tête tranchée devenant une araignée, en passant par l'abdomen se métamorphosant en machoires carnassières, autant de visions d'horreur anthologiques et sanguinolentes qui marqueront à jamais les rétines!
Remarquablement interprété, bénéficiant d'une mise en scène stylée et soignée (superbes étendues de neiges, ambiance claustrophobique bien retranscrite et musique tendue) et d'un discours particulièrement subtil sur l'entraide et la survie (voir le final très sombre et désabusé), THE THING s'impose sans problème comme l'un des chef-d'oeuvres des années 80 et facilement l'un des meilleurs films de John Carpenter....Un classique indémodable!
Publié le 1 Novembre 2009