Critiques spectateurs de Dariofulcio13
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Art of the devil 2
Plus un remake rural qu'une véritable suite puisque sans continuité avec le volet précédent, Art of the Devil 2 a beau être mis en boite par une équipe de 7 réalisateurs (!) il se montre largement supérieur à son modèle bien que plus facile d'accès (on se rapproche plus du slasher tendance trashouille là où le premier film donnait dans un essai de drame horrifique).
Le script se montre ainsi mieux construit et plus mystérieux, fonctionnant à coup de retournements de situations assez inattendus (souvent sous la forme de flash-back) et forts nombreux au fil d'un jeu de massacre surnaturel particulièrement réjouissant où l'originalité des mises à morts (des verrues fourrées aux hameçons, des bébés crocos germant sous l'épiderme...) n'a d'égale que la cruauté (c'est parfois à la limite du soutenable, surtout vers la fin qui lorgne vers le torture porn déjanté). Bref, si l'originalité n'est pas spécialement au rendez-vous, au moins ce film rythmé tient largement ses promesses en termes de divertissement bien gore. Pal mal du tout....
Publié le 25 Juillet 2012
Art of the Devil
Il y'a une certaine cruauté dans ce récit tant dans la description de l'équarrissage progressif des membres d'une même famille que dans les circonstances ayant amené cette malédiction...mais cela reste a peu près la seule chose de réellement remarquable dans ce long-métrage assez surestimé. Le script a ainsi la facheuse tendance à dévoiler le mystère de A à Z (et même l'identité des futures victimes) dès le premier tiers du film, il ne reste plus qu'à voir sagement tout ce qui nous a déja été dit. A part quelques sorts imaginatifs et sordides, autant dire que ART OF THE DEVIL ennuie plus qu'il n'effraie de par sa trop grande prévisibilité d'autant plus que la mise en scène reste plus fonctionnelle qu'immersive. Un beau pétard mouillé.
Publié le 19 Juillet 2012
Bugs : l'armée des scorpions géants
Il est clair que ce n'est pas avec BUGS que le cinéma (ou plutôt la télévision d'où nous provient cette production) animalier va faire un bond en avant...A vrai dire, BUGS enfile tellement de clichés usités, de péripéties formatées et d'incohérences ridicules qu'il ne fait que stagner dans un genre en manque de renouvellement.
Pourtant à la différence de nombreuses autres séries Z avec grosses bébêtes méchantes; celle-ci a au moins le mérite d'être assez drôle (involontairement) et suffisamment rythmée pour qu'on tienne jusqu'à la fin. Le départ commence comme un ersatz fauché mais survitaminé de MIMIC (en un quart d'heure, le bestiau a déjà repeint en rouge les parois d'un train rempli au ras bord...jubilation garantie!) puis vire à un improbable remake miteux d'ALIENS avec ses marines de pacotille (probablement embauchés sur le trottoir) entamant un raid dans les souterrains. Avec son gentil très gentil, sa copine bimbo scientifique et le méchant promoteur très méchant le tableau est complet.
Sinon le programme est tout aussi prévisible: des mitraillages, des morts successives, des répliques au ras des paquerettes, un scénariste en grève et une kyrielle de bébêtes agressives au look sympatique mais aux inscrustations douteuses (on a vu bien pire ceci dit). Au XXXXXXXXXXXème degré, les amateurs de nanars animaliers pourraient trouver leurs petits comptes.
Publié le 8 Août 2010
The Bone Snatcher
Un "monster feature" qui n'a pour lui que des décors magnifiques (vues imprenables du désert écrasé sous le soleil), une ambiance limite mystique (avec l'incursion de superstitions locales bienvenues) et une créature plutôt originale et convaincante (un assemblage d'os et de fourmis faisant de l'oeil à THE THING) malgré un nombre d'apparition des plus limitées.
Malheureusement pour le reste, l'ensemble reste trop banal: des dialogues interminables, un rythme mollasson, des personnages stéréotypés et interchangeables. Peu de péripéties, un suspense au point mort... Bref c'est du niveau d'un téléfilm paresseux et limite Z qui ne procure rien sinon de l'ennui poli. Dommage, la base était bonne et l'affiche encourageante! Avec un peu plus d'ambition et d'énergie ça aurait pu faire un petit B sympathique.
Publié le 8 Août 2010
La Maison du Diable
Réalisateur ecclectique, Robert Wise offre avec LA MAISON DU DIABLE LE prototype du film de demeures méchamment hantées, du genre à nous coller des sueurs froides dès le seuil franchi...surtout lorsqu'on prend en note son passé si chargé en histoires tragiques!
Si l'usage du noir et blanc pose un climat d'emblé angoissant, il est quand même étonnant que le film fasse une aussi forte impression malgré très peu d'artifices pour instaurer le malaise. Des coups répétés au loin, une porte qui gondole, une température inexplicablement variable, le subconscient torturé de l'héroïne révélé en voix off pour faire partager ses terreurs, des expressions et dialogues dépeignant avec talent l'oppression subie par les personnages...
Wise est le maître de la suggestion et exploite à merveille les tensions psychologiques qui naissent entre les personnages pour mieux nous destabiliser. On en viendra à se surprendre à partager les troubles de ces derniers tant la maison parait si hostile et...vivante (formidables décors ténébreux soit dit en passant) alors qu'à aucun moment on ne verra le moindre bout d'ectoplasme ou objet volant (tout le contraire d'un POLTERGEIST ou d'un HANTISE en somme).
On appelle ça un chef d'oeuvre indémodable!
PS: pour prolonger l'aventure, n'hésitez pas à jeter un oeil sur le formidable roman original ("Maison hantée" de Shirley Jackson, parfois retitré "Hantise" pour la réédition). Egalement un monument de terreur psychologique inégalé qui complète bien le récit du film :)
Publié le 8 Août 2010
La Porte de l'au-delà
Sur les traces de SIXIEME SENS, cette production oscillant entre le fantastique (les apparitions spectrales) et le thriller (la sous intrigue criminelle qui s'encastre par la suite) se révèle être tout à fait honnête pour un produit formaté pour la télévision.
En plus de bénéficier d'un casting de choix (le trop rare Ted Danson dans un de ses meilleurs rôle en tête), l'intrigue humanise ses personnages avec succès (on se surprend à s'attacher à eux) tout en offrant quelques passages assez terrifiants (voir la partie résumant l'enfance du médium avec ce spectre venant le hanter à sa fenêtre chaque soir!). On n'évite certes pas quelques petites longueurs (le téléfilm dure dans les 3 heures!) mais le script est vraiment captivant et relativement original pour l'époque (La série MEDIUM s'en inspirera sûrement par la suite d'ailleurs). Une belle réussite dont il serait dommage de se priver si l'on est amateurs d'enquêtes fantastiques ou d'histoires de revenants.
Publié le 8 Août 2010
Funny Man
FUNNY MAN (ou LE BOUFFON DE L'HORREUR) est une bien curieuse série B. Le traitement parodique entre humour "pipi-caca" et scènes foldingues rentre clairement dans la catégorie "nanar volontaire". Pourtant le film affiche une réalisation étonnanment soignée et même, plastiquement ambitieuse par moment (outre des maquillages très réussis, les décors grandioses et les effets surréalistes comme cet escalier reliant la demeure et l'antre du bouffon laissent bouche bée devant autant d'inventivité).
Le résultat laisse donc une impression étrange: l'aspect visuel rappelant BEETLEJUICE rehausse autant le film qu'il le dessert (on s'attend du coup à autre chose qu'une simple succession de meurtres sans véritable fil conducteur)...D'où une certaine frustration à la première vision.
En dehors de cet aspect, si on n'est pas allergique à l'humour à 2 sous, le film est tout à fait potable: clins d'oeils jubilatoires (et hop une hilarante "chasse au canard" faisant référence à SCOOBY-DOO), personnages déjantés (des junkies, des travestis, des obsédés sexuels...), meurtres aussi sanglants que décomplexés (le marionnettiste explosé, le clone de Velma face au chasseur, la console de jeux piégée...) et idées complètement absurdes (le duel façon western, la perruque "boostée"...).
C'est psychédélique, absurde, sans queue ni tête, un brin lourdingue et sans scénario...Mais curieusement ça passe assez bien si on rentre dans le délire. Après il est sûr que si vous cherchez un minimum d'histoire et un semblant de premier degré, passez votre chemin!
Publié le 8 Août 2010
Bones
Le scénario ne casse pas des briques en reprenant les thèmes éculés de la maison hantée et du boogeyman surnaturel increvable (façon Freddy) coursant l'inévitable bande de teenagers transparents.
Cela dit, et contrairement aux avis majoritairement négatifs, je n'ai pas trouvé cette série B désagréable non plus. La mise en scène demeure honnête en distillant quelques scènes sympathiques (les bras sortant du mur, les apparitions spectrales, la pluie d'asticots...) tout en livrant de bons trucages. Les décors gothico-baroques (entre les vieux films anglais et les oeuvres d'Argento) contribuent à donner une ambiance agréable.
Dans le rôle titre, Snoop Dogg cabotine à outrance dans un style prôche de Robert Englund sans en atteindre le charisme. Plus risible qu'effrayant donc mais en concordance avec l'humour noir (pas toujours réussi) empreignant le film (voir l'aberrante scène des têtes coupées des victimes parlant avec leur bourreau...mouais sans commentaire). On se rabattra sur la présence de la superbe Pam Grier (COFFY ou encore JACKIE BROWN) dans un rôle plus secondaire.
En clair, un petit film pour ados basique mais sans prétention qui se voit comme un témoignage d'amour bancal aux série B pop corn des années 80.
Publié le 8 Août 2010
Belphégor: Le Fantôme du Louvre
Les éléments de bases sont des plus alléchants: un décor dantesque (le musée du Louvre quand même, le saint des saints des lieux magiques remplis de mystères et d'histoires passionnantes), une sous-intrigue fantastique intrigante entre malédiction séculaire et possessions démoniaques, un casting de choix (Marceau, Serrault, Diefenthal...).
Mais voilà, disons le tout net: BELPHEGOR est incontestablement un ratage exemplaire. Comme l'a souligné la critique du site, le film donne constamment la désagréable impression ne ne pas savoir sur quel pied danser. Comédie franchouillarde (niveau "JOSEPHINE ANGE GARDIEN" pour se faire une idée) ou fantastique formaté TF1 (tiens les trucages et les séquences de "tension" sont aussi palpitants qu'une sagae de l'été) ?
Quoi qu'ont été les intentions de Salomé, cette adaptation est complètement à coté de la plaque et fabuleusement ennuyeuse. Même la direction d'acteurs laisse incroyablement à désirer (suffit de voir lorsque quelqu'un se retrouve face au "fantôme" et cherche à simuler la peur de sa vie...même expression que s'il venait de se rendre compte qu'un de ses lacets était défait!). Reste cependant Sophie Marceau qui, sans apporter une interprétation exceptionnelle, offre une petite aura ambigue et sensuelle qui fait plaisir à voir face à autant de morosité! Triste constat!
Publié le 8 Août 2010
3 Jours à Vivre
Parmi la vague des slashers s'étant fait une petite renommée avant de parvenir chez nous (le très bon COLD PREY et prochainement ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE), 3 JOURS A VIVRE demeure sans conteste comme le plus faible.
Si le potentiel est là (les décors de lacs, montagnes et autres petits villages conférant une belle ambiance dépaysante), le film s'englue dans la banalité impersonnelle à trop vouloir singer ses modèles américains (et plus particulièrement SOUVIENS TOI...L'ETE DERNIER).
Les personnages sont transparents, l'histoire hautement banale et prévisible (allez hop l'identité du tueur se devine dès la première demi-heure), la mise en scène morose durant les 3/4 du métrage, le suspense peu présent (même la confrontation finale m'a paru très terne malgré une situation intéressante). Même du coté des meurtres, le résultat est tout aussi mitigé: disons qu'à l'excepion d'une utilisation très radicale d'un aquarium (excellente scène j'avoue) le reste demeure très soft et sans grande tension.
Bref, 3 JOURS A VIVRE est un slasher des plus banals. C'est quand même nettement mieux que tous les innombrables téléfilms navrants brodant sur le même genre (FINAL SCREAM, KILLER INSTINCT etc etc...) mais il lui manque une âme, une petite étincelle qui rend le film vraiment sympathique. Décevant !!!
Publié le 1 Août 2010
Koma
Un sujet original (la légende urbaine du "voleur d'organe") pour un film combinant habilement les codes du thriller psychologique avec ceux du film d'horreur. C'est un peu comme si BASIC INSTINCT (le coté sulfureux en moins) ou JF PARTAGERAIT APPARTEMENT avaient été mixés avec l'angoisse d'ANATOMIE.
Après une introduction mettant immédiatement les pieds dans l'étrier avec une séquence choc efficace (l'héroïne devenant témoin involontaire d'une scène de crime abominable), le film bascule dans un étrange jeu de chat et de la souris entre les deux jeunes femmes du récit. De l'harcèlement moral jusqu'à l'instauration d'une amitié fusionnelle, le film fascine de par l'étrangeté et l'ambiguité qui s'instaure dans les relations entre les protagonistes. A ce titre le duo d'actrice est particulièremnt convaincant! Il arrive que l'on trouve certaines réactions ridicules ou incohérentes (l'invitation pour récupérer le rein) mais plus le récit progresse, plus les révélations s'enchainent pour donner de la cohérence à l'ensemble.
Le dernier tiers du film, riche en retournements subtils (la dernière scène aussi terrifiante qu'émouvante) arrive même à être palpitant et gentiment sanglant.
Sans être un chef d'oeuvre, KOMA est un thriller intéressant et suffisamment original pour retenir l'attention. Divertissant et sans prétention. Un bon petit film en somme !
Publié le 1 Août 2010
Les Démons du maïs 3: Les Moissons de la Terreur
Après un catastrophique opus 2, on ne pouvait pas attendre grand chose de ce troisième volet....Or contre toute attente le résultat est plutôt appréciable bien que non transcendant...
Outre un changement radical d'ambiance (l'action se déroule dans les quartiers de Chicago en lieu et place de l'habituelle campagne profonde), le film cherche à dépasser son histoire basique au possible (toujours le même refrain des enfants révoltés pris de pulsions homicides) de par un traitement plus décontracté et généreux. Loin de l'esprit "sérieux" de l'original, Hickox opte pour une sorte de MALEDICTION revue et corrigée à la sauce "teenagers" (le point de vue adopté est celui des adolescents non infectés par la secte du maïs) où l'on voit un enfant/croquemitaine accumuler les crimes en toute imppunité.
On saluera la performance du meneur diabolique (au visage d'ange) qui, sans évincer celle de John Franklin, reste dans le haut du panier des "enfants diaboliques à qui l'ont. filerait des baffes". De même il faut saluer le festival de trucages épatants et de mises à mort saignantes que réserve le métrage: têtes arrachées par des épis, mutilations à la liane, crucifixtion....Malgré un déroulement des plus prévisible, le rythme soutenu et la qualité des séquences horrifiques parviennent à emporter l'adhésion.
Reste forcément ce final improbable avec un craignos monster de série Z qui dépareille un peu avec le reste du métrage malgré un carnage d'accompagnement assez rigolo...Mais bon une petite touche d'excentricité dans une série B sans prétention ça reste pardonnable....surtout après un tel navet en guise d'épisode précédent!
Publié le 25 Juillet 2010
Les Démons du Maïs 2: Le Sacrifice Final
Autant l'opus original possédait une ambiance et une interprétation soignée qui faisaient passer les maladresses du scénario, autant cette première suite n'arrive jamais à convaincre.
Si le scénario paraît tout aussi maigre que précédemment, il se double ici d'une bêtise affligeante à peine croyable...Outre des clichés éculés exploités avec mièvrerie (les rapports conflictuels père/fils qui vont forcément s'arranger face à l'adversité, les amourettes de chacun....), on citera également des incohérences navrantes dont la plus grosse restera ce fait que les familles voisines accueillent sans broncher tous les gamins tueurs en sachant pertinemment ce qu'ils ont commis jadis! Plus débile encore: les premières morts surviennent et personne n'a idée de les soupçonner!
Autant prévisible que baclé, le script de cette séquelle agace au plus au point à force d'illogismes (citons encore le coup des deux journalistes qui sortent de leur abri par une tempête....très logique!) d'autant plus que cette fois-ci le casting s'avère totalement insipide (enfants comme adultes).
Seule consolation devant ce navet: une musique subtile et quelques meurtres nettement plus démonstratifs et jouissifs bien teintés d'humour noir (la mamie écrasée par sa barraque, le saignement nasal, la sucette après les coups de seringue...)...Quelques traces sympathiques mais hélas insuffisantes pour sauver de l'ennui...
Publié le 25 Juillet 2010
Les Démons du Maïs
Réalisé en pleine effervescence de "Stephen King mania" sur les écrans, LES DEMONS DU MAÏS est loin d'atteindre le niveau (d'excellence) des réussites indémodables qui ont découlé de cette tendance (SHINING, CARRIE, SIMETIERRE, MISERY...).
Cela en fait-il en mauvais film pour autant? La réponse est clairement non. Bien que versatile, l'ensemble est plutôt d'honnête facture si on ne s'attends pas à des merveilles. Le gros souci du film étant qu'il étire 90 minutes une intrigue basique (bien qu'intéressante) bien exploitée sur une nouvelle d'une dizaine de pages.
Navigant sur des eaux prôches du méconnu REVOLTES DE L'AN 2000, le film offre une première partie très réussie confrontant une ambiance anxiogène efficace (les champs de maïs très inquiétants, la musique religieuse délicieusement malsaine...) avec une bande de gamins hystériques particulièrement convaincants (les deux meneurs ont un physique qui accroche et dérange immédiatement). Le récit aborde également des thématiques accrochantes: la fanatisation des foules (en culotte courte) et la crainte du tabou suprême qu'est le meurtre d'enfants....Meilleur témoin de cette joyeuse mixture: la scène d'ouverture au drive in qui témoigne d'une cruauté et d'une perversité glaçantes même si l'ensemble n'est, à proprement parler, pas forcément très sanglant.
C'est la seconde moitié qui fait malheureusement retomber le soufflé: l'intrigue à court d'idées tourne en rond en accumulant les poursuites interchangeables jusqu'au final purement catastrophique. Non content de compiler mauvais trucages et incohérences à la pelle (les fameuses forces du mal auraient pu rattraper 10 fois les protagonistes!), la tonalité du récit vire à la mièvrerie indigeste en totale contradiction avec le reste du métrage! Dommage!
Bourré de potentiel mais aussi de maladresses, LES DEMONS DU MAÏS est donc une série B mineure non dénuée de charme et de séquences fortes mais qui peine à maintenir son souffle jusqu'au bout tout en brûlant ses cartouches trop vite. On se raccrochera à première partie immersive et au casting (comprenant la jolie Linda Hamilton) qui font passer la pillule....
Publié le 24 Juillet 2010
Le Monstre des profondeurs
....plagier ou crier (au choix). Reste que LE MONSTRE DES PROFONDEURS a pour particularité d'être le premier téléfilm à imiter le style d' ALIEN de Ridley Scott (lieu isolé et claustrophobe, tensions au sein d'un groupe, un traitre, un redoutable monstre gluant....).
On sent bien que les moyens sont très limités et les marges de créations restreintes (censure télévisuelle's rules). Pourtant cette série B demeure plutôt honnête bien qu'un brin désuète. La reconstitution du cadre de vie de la station de forage est très crédible et quelques personnages sont sympathiques (la petite brunette hélas mise au second plan au profit d'une émule blonde et amorphe de Sigourney Weaver).
Coté dose horrifique, on navigue entre quelques rares attaques de bestioles assez réussies pour l'époque (les embryons agressifs gluants, l'accouchement trash annonçant XTRO suggéré par ombre...) et sous intrigue de virus mortel transformant les personnes infectées en tueurs (d'où quelques course poursuites plaisantes mais sans grand suspense). Seul le dernier quart d'heure tombe vraiment à plat avec un monstre final vraiment ridicule (sorte de casimir écorché qui pousse des cris entre les grognement de Taz et les gazouillements d'un bébé).
Honnêtement, LE MONSTRE DES PROFONDEURS contient sa dose de longueurs et souffre d'un ensemble un peu "lisse" et vieillot pour satisfaire pleinement le spectateur contemporain (pas de scène sanglante, très peu de trucages, un déroulement classique....). Néanmoins il reste une production non dénuée de charme qui, contrairement à de nombreux ersatz plus récents du film de Scott, a au moins le mérite de pouvoir se visionner au premier degré sans trop de souci. Une petite curiosité que les "Alien addicts" devraient apprécier.
Publié le 24 Juillet 2010