Critiques spectateurs de Cypher

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Hell Ride

Hell Ride

Hell ride est un film relatant une vengeance prenant place dans une guerre entre deux gangs de motards, un conflit qui remonte à plus de vingt ans. Le métrage est filmé comme un western, avec son lot de duels, de chevauchées, de chasses au trésor, de sales tronches et de bastons. Mais c'est précisément sur ce dernier point que le film pêche le plus : la violence est certes bien présente, mais à petite dose et est peu graphique - ce qui est dommage pour un scénario avec un tel potentiel et des personnages naturellement portés sur la violence. Il reste toujours des protagonistes intéressants, une histoire prenante, quelques scènes torrides et des acteurs bien connus des amateurs de films de genre.

J'en profite pour rendre hommage au génial David Carradine qui fait une brève apparition dans Hell ride, l'un de ses derniers films. RIP Bill.

5

Publié le 4 Juin 2009

Dellamorte Dellamore

Dellamorte Dellamore

Résumer la formidable intelligence, la beauté gothique et l'humour ravageur de Dellamorte dellamore en quelques lignes serait une hérésie. Il s'agit donc d'un film qui doit être vu et même revu : chaque visionnage permet de découvrir de nouveaux détails de réalisation (les photos changeantes sur une pierre tombale, l'ombre de la Faucheuse qui apparaît dans plusieurs plans, etc.) et l'intérêt reste toujours intact. En outre, le métrage offre au spectateur plusieurs grilles de lecture quant à la réalité du quotidien du gardien de cimetière (excellent Rupert Everett) - ce qui contribue a faire du film un véritable chef-d'oeuvre.

A noter la présence du leader des Garçons bouchers, François Hadji-Lazaro, dans un rôle sur mesure.

8.04348

Publié le 4 Juin 2009

Prom Night: Le Bal de l'horreur

Prom Night: Le Bal de l'horreur

En visionnant Prom Night, j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu ce film des centaines de fois : on retrouve tous les clichés des slashers des trois dernières décennies, mais en infiniment moins gores et en beaucoup moins palpitants. A noter aussi que le réalisateur épargne au spectateur la moindre nudité féminine qui, au-delà du côté racoleur, est un procédé ayant au moins le mérite de maintenir un peu éveillé. Aucune audace donc, pas une once d'originalité dans ce métrage. Tout est prévisible du début à la fin ; on voit alors arriver de très très loin les (quelques) tentatives de rebondissements.

Les remakes - genre auquel appartient Prom Night - ont le mérite de dépoussiérer les vieux films dont ils s'inspirent (quand ils ne les copient pas purement et simplement) et de rendre moins "kitch", donc plus crédibles, les SFX. Dans le cas de celui qui nous intéresse, les meurtres ne sont absolument pas visuels et ne justifient donc pas une mise à jour des techniques d'effets spéciaux. De plus, aux USA, le bal de fin d'année est une vieille institution qui évolue peu. La seule justification du remake résiderait alors dans l'emploi d'acteurs branchouilles et donc bankables... ce qui est bien triste.

3.84848

Publié le 3 Juin 2009

Dune

Dune

David Lynch signe probablement avec Dune le métrage le plus en décalage avec sa filmographie, dans le sens où il n'est pas constellé de métaphores et baigné d'une ambiance onirique. On retrouve toutefois sa marque de fabrique dans la réalisation, transformant ce film de science-fiction en oeuvre personnelle, à l'ambiance unique, où les images toutes plus superbes les unes que les autres côtoient une musique envoûtante.

Le film suit assez fidèlement les deux premiers tomes (les plus épiques) de la saga Dune de Frank Herbert. On retrouve donc la lutte de pouvoir entre deux grandes Maisons - les Atréides & les Harkonnens - pour le contrôle de la planète Dune, seule productrice de la substance la plus précieuse de l'univers : l'Epice. Le scénario du métrage parvient plutôt bien à retranscrire la machination qui se trame derrière ce conflit d'intérêt impliquant les plus hautes sphères du pouvoir. Au-delà du fond qui est très bien respecté, la forme bénéficie d'une approche personnelle, tout en respectant les éléments fondamentaux de la série de romans : l'apparence des vers géants, les yeux bleus sur fond bleu des Fremens, etc. En revanche, le film donne sa vision personnelle de certains éléments, comme le Baron Vladimir Harkonnen (excellente idée de transformer ce gros poupon en véritable bête humaine à face recouverte de pustules !), ou les équipements propres à Dunes (boucliers, modules étranges, etc.). On retrouve donc tout ce qui fait l'intérêt d'un film par rapport au roman dont il s'inspire.

Pour finir, le casting est impeccable (à noter la présence du chanteur Sting dans le rôle de Feyd Rautha Harkonnen et la sublime Virginia Madsen dans celui de la princesse Irulan), les effets spéciaux ont un peu vieilli, mais tant que ça, le scénario est prenant et reste dynamique (plus que les romans, très contemplatifs, qui s'attardent beaucoup sur les pensées des personnages). Dune est donc une excellente adaptation de roman, mais avant tout un chef-d'oeuvre de science-fiction.

6.19355

Publié le 3 Juin 2009

Beyond Re-Animator

Beyond Re-Animator

La griffe de Brian Yuzna marque incontestablement ce très bon film : on retrouve ses thèmes fétiches que sont la débauche de gore, l'humour potache, le grand n'importe quoi et une certaine dose d'érotisme. Beyond Re-animator frôle souvent la série Z, mais il parvient à chaque fois à éviter l'écueil par la rigueur de ses SFX, le talent de ses acteurs (Jeffrey Combs, toujours impeccable en Dr West) et un scénario certes perfectible mais néanmoins bien présent. Reste le plaisir coupable que l'on ressent devant un Z décomplexé avec des effets gore amusants et des situations parfois improbables.

Il est alors difficile de s'ennuyer devant ce sympathique film d'horreur en milieu carcéral qui ne se prend jamais la tête, qui est parsemé de séquences assez drôles et qui parvient à relancer constamment l'intérêt du spectateur (en particulier lors des apparitions de la superbe Elsa Pataki. Son strip-tease/combat final !!!). Bref, un excellent divertissement pour les amateurs de films gore/d'horreur à l'ambiance légère.

7.34375

Publié le 2 Juin 2009

From Beyond : Aux Portes de l'Au-Delà

From Beyond : Aux Portes de l'Au-Delà

Merci camarade ! Je viens enfin de visionner la version uncut de l'excellent From Beyond. Quel plaisir de voir la merveilleuse Barbara Crampton en plan large ! Après toutes ces années, le plaisir reste intact - voire même décuplé. Ce huis clos horrifique se suit toujours avec une extrême délectation.

Bien sûr, l'ambiance de style "horreur gothique" propre à H.P. Lovecraft ne transparaît guère dans le métrage, mais on gagne à la place une atmosphère délétère et perverse du plus bel effet. La polémique sur ce film génial porte surtout sur la distance prise par Stuart Gordon par rapport au fameux écrivain. Pour ma part, je pense que le réalisateur a fait preuve d'une audace bienvenue en s'appropriant le récit et en le transposant dans un contexte plus moderne pour un résultat tout ce qu'il y a de plus plaisant.

Je note une nouvelle fois le film pour une moyenne de 9,5/10 - "parce qu'il le vaut bien".

6.90323

Publié le 2 Juin 2009

Blair Witch 2 : Le Livre des Ombres

Blair Witch 2 : Le Livre des Ombres

Blair Witch 2 pourrait être considéré comme un film opportuniste surfant sur le succès du premier opus, or ce n'est (presque) pas le cas. Si le métrage reprend, comme toile de fond, la mythologie instaurée par le premier film, il s'en éloigne sur la forme : l'aspect documentaire du premier épisode laisse place à un film plus classique, à la fois bien réalisé, bien éclairé et à l'ambiance oppressante d'un huis clos. Le premier Blair Witch tablait sur un sentiment d'angoisse lié au fait que les protagonistes étaient perdus dans un environnement hostile ; de son côté, la séquelle repose surtout sur un seul décor (une superbe maison en bordure de bois) et le danger viendrait de l'intérieur et des personnages eux-mêmes. En conséquence, la "psychologie" de ceux-ci est plutôt bien développée (du moins davantage que dans un slasher lambda, par exemple). Certains des protagonistes deviennent même attachants (mention spéciale pour la sulfureuse gothique).

Il s'agit donc d'une suite à proprement parler, qui ne se contente pas de singer son aîné, mais qui, au contraire, apporte un vent de fraîcheur à la saga Blair Witch (et vivement la suite !).

6.40476

Publié le 2 Juin 2009

Boulevard de la Mort

Boulevard de la Mort

Boulevard de la mort semble cumuler tous les fantasmes de Quentin Tarantino : des personnages féminins forts, le papotage de jeunes femmes, le culte du pied féminin, etc. dans un film qui est une ode à sa (très grande) culture cinéphile. Résultat : un film très, mais alors vraiment très très bavard dans lequel on s'ennuie beaucoup. Pour ma part, j'ai eu l'impression que le film a duré au moins cinq heures pour seulement deux scènes d'action (certes dantesques). Les héroïnes du film, à force de bavardages intempestifs et sans beaucoup d'intérêt, finissent par devenir insupportables et antipathiques au point où on croise les doigts pour que le "bad guy" de service vienne les trucider le plus vite possible. Le seul point positif (à l'exception des cascades) : Stuntman Mike interprété par le toujours impeccable Kurt Russel. Hélas - genre oblige, je suppose - ce personnage ne préserve pas sa superbe durant tout le métrage. Pour résumer, Boulevard de la mort est bien du Tarentino, mais du Tarentino lourdingue.

6.02041

Publié le 12 Mars 2008

From Beyond : Aux Portes de l'Au-Delà

From Beyond : Aux Portes de l'Au-Delà

Un pur moment de nostalgie ce From Beyond. Comme la plupart d'entre nous, je l'ai découvert dans les Jeudis de l'angoisse quand M6 avait eu l'idée génialissime de diffuser des films d'horreur de manière régulière. Et 10 ans plus tard, je redécouvre ce petit bijou sexy-gore qui, âgé de plusieurs décennies (je ne précise pas combien au cas où mon message entrerait dans la postérité...), n'a pratiquement pas pris une ride : un scénario qui tient en haleine, des effets spéciaux "old school" tout à fait corrects, des acteurs parfaitement crédibles (avec une mention spéciale pour la sublime Barbara Crampton, plus désirable que jamais). Sans parler de l'absence de manichéisme de personnages attachants (contrairement à beaucoup de films d'horreur, on n'espère pas qu'ils vont mourir - et si possible dans d'atroces souffrances !). Maintenant, étant aussi un lecteur assidu de HP Lovecraft, je dois bien reconnaître que le film n'entretient qu'un lointain rapport avec la nouvelle dont il s'inspire. Mais finalement, est-ce vraiment important quand le spectacle est au rendez-vous ? Bref, From Beyond est un pur moment d'extase pour les amateurs de films d'horreur sortant des sentiers battus.

6.90323

Publié le 11 Mars 2008

Avalon

Avalon

Avalon est un film qui ne cesse de s'interroger sur la frontière tenue qui existe entre la réalité et la perception que l'on en a. Il en résulte un film mélancolique, intriguant et magnifique à tout point de vue (avec une mention spéciale pour la sublime actrice principale, qui est particulièrement touchante). Sans trop en dévoiler, le final est d'une ironie confondante et laisse une délicieuse sensation de bien-être longtemps après le générique de fin. Aucun mot ne serait suffisamment fort pour rendre justice à un film d'une telle beauté. C'est une expérience qui doit être vécue.

6.85714

Publié le 2 Mars 2008

Les Fils de l'Homme

Les Fils de l'Homme

Déception est le premier mot qui me vient à l'esprit concernant "Les Fils de l’Homme". Il s'agit d'un film sur l'humain, mais l'humain stéréotypé placé dans un contexte qui ne l'est pas moins. Ainsi, le métrage implique le spectateur sur les thèmes maintes fois rabâchés du totalitarisme, de l'immigration, de l'intégrisme, en concluant sur l'abyssale bêtise de l'Humanité (dans son ensemble) sans vraiment apporter de nuance ni de piste de réflexion novatrice. De plus, il comporte quelques invraisemblances dommageables (la façon dont un soldat visiblement très croyant oublie instantanément la vision messianique pour reprendre son activité comme si de rien n'était). Ceci étant dit, Alfonso Cuarón signe néanmoins un film à la réalisation soignée et aux scènes d'action haletantes. Mais il ne s'agit pas, à mon sens, du chef-d'œuvre annoncé.

7.15789

Publié le 1 Mars 2008

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