Voir la fiche complète du film : Gallow Walkers (Andrew Goth - 2012)

Gallowwalker

Un film absolument imbuvable et incohérent qui ne relancera pas la carrière de Wesley Snipes.

Publié le 14 Juillet 2014 par AqMEVoir la fiche de Gallow Walkers
2
Zombie

Ce sont dans les mélanges de genre que l'on trouve les meilleures idées ou tout du moins les plus osées. Mai s'il y a bien un genre qui n'est pas très sujet aux mélanges, c'est bien le western. Certes, il peut explorer certains thèmes, comme la vengeance, le drame ou encore l'action, mais il rentre peu dans le fantastique ou dans l'horreur. Vorace de feu Antonia Bird en est un excellent exemple, mais le reste est assez faiblard, comme Les Créatures de l'Ouest ou encore le très moyen Cowboys & Envahisseurs de Jon Favreau. C'est alors que débarque en direct to vidéo Gallow Walkers, qui marque deux choses. Premièrement, un film d'horreur dans le genre western, ça peut être intéressant, surtout que l'on attend ça depuis longtemps. Deuxièmement, le film signe le retour de Wesley Snipes au cinéma, et c'est plutôt cool. Mais que vaut vraiment ce film ? Retour sur un film peu, voire pas du tout attendu.

 


On a dit que les bracelets africains se mettaient au poignet, par sur le chapeau !

Le film commence très mal à cause d'un rythme lénifiant d'entrée de jeu. Le montage est apocalyptique, on ne comprend rien à ce qu'il se passe et tout cela est très peu bavard. On commence avec un cavalier qui traîne un cadavre pour le décapiter, puis on passe directement à un autre cow-boy qui attend près d'une voie ferrée où un Chinois pompe pour faire avancer une vieille planche avec trois types tout de rouge vêtus, aux yeux jaunes et à la bouche cousue. Le cavalier, alors caché derrière un arbre rabougri les attaque et essaye de soutirer des informations qu'il n'aura pas. On a alors une première scène gore, en image de synthèse avec une décapitation très mal foutue. Une voix off nous explique alors qu'il y a une zone dans le désert où les morts reviennent à la vie et que le cavalier doit tuer une seconde ceux qui ont violé son amoureuse et qu'il a déjà tué une fois dans une prison. En gros, il s'agit d'un film de vengeance avec des démons dedans. Seulement, tout est bancal.

Notre héros cherche un acolyte. Il libère alors un prisonnier au hasard qui deviendra son partenaire. On ne sait pas pourquoi, on ne sait pas à quoi il va servir, mais il est là. Ensuite, il cherche des démons, mais au lieu d'aller faire un tour au seul endroit où ils peuvent être, il décide de les attendre chez lui, tranquillou. Les démons ne possèdent pas de pouvoirs particuliers si ce n'est celui de ne pas sortir au soleil et de prendre la peau de morts pour pouvoir sortir. Certains sont ridicules puisque l'un d’eux décide de prendre des iguanes pour se les foutre sur la gueule. Bref, rien n'est vraiment cohérent et surtout, rien ne correspond finalement à la mort de la victime. Par exemple, le grand méchant meurt de plusieurs balles dans le buffet et revient sans peau. Où est la logique ?


Fuyez ce film !!!

Le film est aussi très mauvais dans sa narration. Le film est rempli de flashbacks essayant vainement d'expliquer la vie passée du héros. Tout cela se révèle être inutile et surtout lénifiant au possible, ralentissant le film qui n'avait pas un rythme éclatant. Peu ou trop bavard, le film ne trouve jamais le juste milieu et devient vite ennuyant. La mise en scène est classique et ne prend pas de risques, mais on voit rapidement le manque de budget. Le film se déroule essentiellement sur trois lieux, qui se ressemblent et qui ne sont pas présentés. Du coup, on est perdu dans l'espace-temps et on ne sait plus qui est à quel lieu. Mais le pire du pire, c'est que le film ne repose sur aucun ressort de peur. L'arrivée des cavaliers est ridicule, les scènes gores ne servent à rien et sont mal foutues et surtout, il n'y a aucun moment de stress. Le film ne propose qu'un combat, dans une bicoque avec un gros costaud au casque improbable. Ce dernier va s'en prendre plein la gueule, dont un coup de guillotine, auquel il va survivre, mais il meurt d'un coup de pierre derrière le crâne. Incohérence et débilité quand tu nous tiens...

Ce n'est pas au niveau du casting que l'on rattrapera le coup. Sorti de Wesley Snipes, aucun autre acteur connu n'a signé pour ce film. Et même l'acteur principal n'y croit pas tellement. Wesley Snipes joue mal, même très mal et ne fait pas passer une seule once d'émotion. Il tire toujours la même tronche, ne cherchant même pas à faire ressentir quoi que ce soit. Le méchant n'est pas du tout charismatique, étant même ridicule sur certains moments, avec sa gueule d'albinos aux cheveux longs. C'est le même constat avec les autres démons, comme la prostituée qui embrasse et qui tue après, mais qui ne ressemble à rien ou encore le vieux avec ses deux queues de lézards derrière la tête. Reste Tanit Phoenix qui est une véritable beauté, mais qui ne sert strictement à rien dans le film. Bref, c'est mauvais, comme tout le métrage et même dans le fantastique/horreur, ça essaye de faire des mélanges pour aboutir à un grand n'importe quoi.


J'me casse, j'ai ma tête en mousse !

Au final, Gallow Walkers est un film très mauvais qui ne relancera pas la carrière de Wesley Snipes. Absolument imbuvable et incohérent, le film ne propose rien en termes d'action ou de peur et s'enfonce dans une médiocrité crasse avec un scénario qui part dans tous les sens, mais de manière débile. Bref, un beau navet.

Autres critiques

Good Omens
Pour un roman, comme pour un film, s’atteler à un sujet aussi codifié et surexploité que l’Apocalypse relève de la gageure. Entre certaines occurrences indissociables du thème et la multitude de manières de présenter cette « fin du monde » annoncée, il est difficile de trouver le bon angle d’approche. Au début des années 1990, Neil Gaiman et Terry Pratchett...
La nuit de tous les mystères
Bien connu pour sa prolifique carrière émaillée de séries B horrifiques aux qualités inégales, William Castle signe avec La nuit de tous les mystères un fleuron du film d’épouvante. Encore peu démocratisée à la fin des années1950, la thématique de la maison hantée pose ici les bases et les ficelles dont s’inspireront en partie d’autres cinéastes. Le statut de précurseur revient...
47 Meters Down Uncaged
Au fil du temps, les films de requins sont devenus au cinéma ce que les mauvaises herbes représentent dans un jardin. Ils prolifèrent dans tous les sens et, pour la plupart, sont bons à arracher de leurs racines. De temps à autre, on distingue néanmoins quelques sursauts d’orgueil inattendu dans le genre. On songe à Instinct de survie ou encore le premier 47 Meters Down , sympathique...
Le Survivant d'un Monde Parallèle
Voici un film qui nous arrive tout droit d'Australie et qui s'est fait largement oublier du public depuis sa sortie au début des années 80. N’ayant pas vraiment performé au box-office à l’époque et porté par un casting surtout connu des cinéphiles, le résultat est pourtant loin d'être honteux. L'amateur de films fantastiques aurait tort de passer à côté. Unique...
Une Epine d'Amour
Une fois n'est pas coutume, pour commencer cette critique, j'aimerais m'excuser d'avance auprès des techniciens, acteurs, scénaristes,...etc, bref, j'aimerais m'excuser auprès de tous les intervenants qui ont sué sang et eau sur ce film pour les mots durs qui vont suivre. Je déteste critiquer les petits métrages indépendants tournés et montés au forceps, car c'est déjà...
Gallow Walkers
Réalisateur:
Durée:
96 min
2.66667
Moyenne : 2.7 (3 votes)

GalloWWalker Trailer

Devinez le film par sa tagline :

Il ne suffit pas de lui obéir. Il faut l'aimer.
Score actuel : 0
1 pt par bonne réponse, sinon -1 !

Thématiques