The Human Centipede 2
Critiques spectateurs
Réalisateur: Tom Six Avec Laurence R. Harvey, Ashlynn Yennie, Maddi Black, Kandace Caine, Dominic Borrelli, Georgia GoodrickInscrivez-vous ou connectez-vous pour ajouter votre avis !
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publié le 12/06/2023 - 09:15
A la limite de l'insoutenable
Ce qui est sûr c'est que ce film ne laisse pas indifférent.
Tom Six a poussé son concept aux frontières les plus extrêmes.
Déjà, fini le savant fou spécialisé dans son domaine, place à une personnage instable et dérangeante nommé Martin.
On exploite ici l'idée du film dans le film, puisque Martin est un grand fan du premier film qu'il regarde en boucle et dont il collectionne les articles, il a même un mille pattes chez lui. Cela semble être sa seule passion et son seul réconfort dans un univers morne ou il est détesté par sa mère et vit une routine qu'il lui semble pesante.
Il semble que Martin a été victime d'abus de son père qu'il aurait dénoncé, appuyé par son psychiatre. Tout est montré pour exposer le malheur de ce personnage .
Reste que Martin a des penchants assez malsains et que la brutalité qu'il va faire preuve tout du long du film ne permet pas d'avoir vraiment une once d'empathie, plutôt un dégoût viscéral pour le personnage. Cela dit, la quasi totalité des personnes montrés vont être exposé sous leurs plus mauvais jours.
On reprend le concept du mille pattes mais en plus grand, plus gore. Martin n'a ni l'expérience ni les outils pour pratiquer son projet à la manière du premier film, du coup la fameuse opération est brutale, sans concession. En plus, la plupart de ces victimes ont été blessé, ça rend la chose encore plus dérangeante. Ici pas de maison labyrinthe, juste une grande cabane, mais le côté isolation est tout aussi bien rendu.
Ce qui surprend c'est le côté sadique et viooent de Martin qui va beaucoup plus loin que le Dr Heiter, qui passe du coup presque pour un enfant de choeur.
Le film laisse suggérer que tout en fait se passe dans la tête de Martin, du moins une grosse partie des événements, ce qui serait assez cohérent vu son handicap.
Un point très intéressant, à la différence du Dr Heiter, il ne parle pas. La ou le premier faisait de grands discours sur son génie, lui est une personne mutique qui n'arrive à s'exprimer qu'au travers de sa violence. Deux antagonistes radicalement différent du coup mais qui peuvent se rejoindre sur le fait que les deux sont finalement très hermétique à ce qui les entoure et ont ce besoin de dominer pour se sentir exister.
Ce film est une sacrée experience visuelle qui en fait trop, au point de provoquer l'écoeurement, la ou le premier film avait réussi a mieux dosé cet aspect.
La narration est plus riche, Martin passant tour à tour de victime à bourreau et vice versa dans ses interactions. On suit son parcours et on a des révélations, des moments surprenants, des retournements de situation assez improbables.
Donc, je ne dirai pas que ce film surpasse son aîné car si le personnage de Martin apparaît plus travaillé que celui de Heiter, rendant son histoire plus stimulante, le côté horreur et gore viscérale en fait trop et le personnage principal en devient répugnant au possible. Ça rend le tout très dur à voir en entier.
Reste que cette suite a sa place dans les grands films d'horreurs. L'expérience vécu d'un premier visionnage est une experience unique et il faut avoir les nerfs solides, ce qui satisfaira plus d'un amateur de l'horreur.
publié le 26/02/2021 - 05:02
Un mille-pattes inhumain
Eh bien on m'avait prévenu que le premier Human Centipede serait un gentil conte de fées en comparaison de cette suite, c'est un peu exagéré mais on en n'est pas loin.
Excessif,extrême et malsain au possible aussi il m'a fallu bien du courage pour arriver au bout de cette ignominie.
Pourtant il y a de l'idée et il faut bien reconnaître le talent de Tom Six qui évite le copier /coller du premier film avec notamment ce psychopathe improbable difforme et mentalement déficient.
L'utilisation du noir et blanc est également une bonne idée pour un rendu encore plus crade.
Voilà pour le positif ensuite le scénario n'est pas du tout crédible mais n'est ce pas secondaire quand on regarde ce genre de métrage ? Sûrement oui .
Après tout si le but de ce 2e Centipede était de faire parler de lui c'est sacrément réussi après il faut les encaisser les 1h20 de ce 1000 pates à déconseiller aux âmes sensibles.
A vous de voir si vous avez l'estomac bien solide.
publié le 06/06/2016 - 23:27
Différent, c'est déjà ça...
J'ai vu "The Human Centipede", film soit-disant culte, il y a un certain temps déjà.
Je me souviens avoir trouvé l'ensemble divertissant même si je me suis dit qu'il était putassier avec sa volonté de choquer à tout prix, et qu'il n'était finalement "culte" que pour l'originalité de son propos aussi con que dégueulasse. Et que sans ce pitch si particulier, il serait resté dans les limbes des nanars marrants mais sans envergure cinématographique.
La grande difficulté avec une suite d'un tel film qui finalement ne repose que sur un concept original, c'est de prolonger l'idée sans éviter la redite, voire la photocopie. Car l'effet de surprise du 1er film passée, la suite s'effondre forcément d'un coup si elle n'a rien de plus à offrir.
Reconnaissons à l'auteur d'avoir su trouver une idée originale (un demeuré obsédé par le film "The Human Centipede", cherche à reproduire la chenille humaine avec des compétences très limitées et les moyens du bord) qui rend cette séquelle intéressante et à nouveau attractive.
Le choix d'un acteur très différent incarnant un personnage qui l'est tout autant apporte également beaucoup à cette nouvelle curiosité.
Laurence R. Harvey, au physique abominable, donne beaucoup à la nouvelle étrangeté de ce film et à une ambiance particulièrement malsaine et fascinante.
Son personnage de demeuré sadique et déviant sexuel étant totalement muet, tout repose sur sa "prestance" physique, sa gestuelle et ses mimiques. Il faut avouer que c'est réussi, il fait aussi peur qu'il est répugnant !
Le film tourné en noir et blanc est plastiquement beau, le directeur de photographie ayant fait un très bon travail, et cela atténue un peu la gratuité des effets gores et crédibilise des effets qui à mon avis passeraient moins bien en couleurs.
Là où le bas blesse, c'est un scénario abusant des ellipses, enchaînant les illogismes, et surtout finalement assez vide, alors que plusieurs pistes intéressantes sont abordées.
De plus, la mise en scène est parfois assez languissante, particulièrement sur la dernière demi-heure où le "héros" pratique ses abominations quasiment en temps réel.
Ce qui est très dérangeant en fait, c'est que non seulement ce film est vide et bête, mais en plus il est monstrueusement sadique.
Ce n'est pas le genre de truc où on s'éclate en voyant une tête exploser et c'est fun à regarder; non c'est le genre de film qui s'appesantit sur la souffrance des victimes, et sur le plaisir de celui qui l'inflige.
Mais pas de manière "intelligente" pour créer des personnages et des situations, mais juste pour montrer du sadisme poussé à l'extrême et de la souffrance qui l'est tout autant.
En fait tout le film repose sur l'excès, et ne fait jamais appel à notre intelligence, mais juste à nos plus bas instincts.
Il n'y a pas de décalage, pas de désamorçage fun, que de la démonstration sadique outrancière au premier degré et une volonté de retourner l'estomac vaille que vaille, à l'arrache, utilisant finalement les plus grandes facilités pour y parvenir.
C'est monstrueux, c'est dégueulasse, c'est stupide, ça ne tient pas debout; mais l'ensemble est finalement relativement bien fait, avec un acteur bien choisi qui fait toute l'ambiance, pour qu'on puisse considérer, d'un point de vue particulier, que le film est assez réussi.
Et là, tout est une question de point de vue et de relativité...
publié le 03/04/2014 - 23:14
Mon avis
Je pense que le premier point fort de cette suite est qu'il ne s'agit pas d'un simple copié collé du premier. Il s'agit d'une véritable suite avec un point de vue différent où l'on suit la vie perturbante, aliénante, et effrayante d'un détraqué, à l'inverse du premier où l'axe centrale était fixé sur les deux victimes. Autre point fort, l'acteur principal que j'ai trouvé tout simplement sidérant ! Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas un rôle très commun, et il l'interprète de façon terrifiante de réalisme. Sans prononcer le moindre mot, il nous communique sa folie et son malêtre en nous prenant aux tripes ! Il est clair que pour tenir ce rôle, qui incarne à lui seul tout le film, il fallait mieux pas se planter sur l'acteur. C'est un succès, de ce côté-là et ça évite la catastrophe, selon moi.
Côté négatif, tout le reste, malheureusement... Mise à part l'idée de base que j'avais trouvée originale, le scénario casse tout de même pas des briques. J'ai la sensation qu'ils se sont contentés d'avoir un nouveau concept sans approfondir l'histoire en elle-même. Je n'ai eu aucune surprise, aucune sensation de stress ou de suspense, je savais dès le début ce qui allait se passer, comme tout le monde, j'en suis sûr. On a du gore et du dégueu à souhait, même dans la suggestion, juste pour avoir du gore et du dégueu. J'ai eu l'impression de voir des scènes coupées et censurées trop trash du premier. On a de la torture, du sadisme, de la cruauté, de la folie, sans, qu'au final, ça fasse pas plus d'effet que de tout simplement dégoûter. Dégoûter du film ? Pas loin, pour ma part. Bien dommage, car ça gâche les aspects positifs du film. C'est ce qui arrive lorsque le gore et le dégueu sont placés dans rien. En plus de ça, j'ai trouvé les autres personnages juste inintéressants. Ce sont des victimes, point barre. Pas vraiment possible de se mettre à leur place et de vouloir croire en leur salue tellement ils sont anecdotiques dans le film. J'avais trouvé le premier bien plus réussi de ce côté-là. On peut se dire que c'est logique étant donné que le premier était fixé sur les victimes, mais il ne faut pas oublier le charismatique et terrifiant Dr Heiter ! Le premier était bien plus complet au niveau des personnages (entre autres), selon moi. Grâce, notamment, au fait qu'ils étaient bien moins nombreux, et donc plus travaillés. Autre point faible, les trop nombreuses incohérences, toutes plus grosses les unes que les autres, qui m'ont rendu le film insupportable sur la durée. L'ennui commençait même à pointer le bout de son nez sur la fin, dans mon cas...
En résumé, j'ai trouvé cette suite originale dans son concept et incarnée à lui seul par l'acteur principal, Laurence R. Harvey, magistral. Cela n'a toutefois pas suffi à me faire oublier les carences scénaristiques, l'omnipotence du crade au détriment de l'angoisse, du terrifiant, et, au final, du pertinent.
Pas suffisant pour atteindre la moyenne, pour ma part !
4/10
publié le 11/03/2014 - 16:13
Mon avis
publié le 15/08/2013 - 16:50
Mille-pattes sans queue ni tête...
Malgré tout le film aurait pu être bien meilleur si il n'avait pas une tendance à eclipser des pans entiers de l'intrigue, rendant le déroulement des faits bien peu crédibles, le "héro" kidnappant à tout va, avec un minimum de détails tous les clients qui passent dans son parking. Très oubliable.
publié le 27/09/2012 - 06:33
Tellement sale, les mots me manquent
publié le 28/05/2012 - 19:23
Choquant mais...
publié le 16/05/2012 - 21:00
Mon avis
publié le 31/03/2012 - 12:09
Mon avis
publié le 15/03/2012 - 16:51
Et dans le 3 on accouple 2 centiped humain ?
Parce que bonjour la crédibilité !
Encore dans le 1er c'était un chirurgien à la tête du projet et lorsqu'il se lançait dans les explications cela nous bernait assez pour y croire, mais la, c'est du n'importe nawak. La le gars s'improvise chirurgien, et on peut dire qu'il a de la chance. Tout ses cobayes qui pissent le sang du à l'impact d'une balle -blessure même pas soignée- et qui ne meurent pas en se vidant de leurs sang (et je parle même pas de ceux qui ont la boite crânienne ouverte du au coup de démonte pneu) sont de sacrés cobayes ... vraiment chanceux le gars dans la rencontre de ses proies ! Et puis l'assemblage du centiped, on peut m'expliquer lorsque il s'excite avec l'agrafeuse ce qu'il agrafe vraiment ? Non sincèrement crédibilité n'était vraiment pas le mot d'ordre pour Tom Six
Finalement Human Centiped 2 ne fait que ce que le 1er ne voulait pas (ou n'osait pas) faire, du rentre dedans craspec.
Sachant que Tom six a eu comme critique que son premier Human centiped etait un film grossier, malsain et gratuitement violent, ce qui pour moi était faux, ce coup ci il fait plaisir à son détracteurs, car la maintenant ses dires seront véridiques ! Tout en plus il rit un peu au nez et à la barbe de ceux qui trouvent toujours le moyen d'accuser une oeuvre d'avoir une influence néfaste. Human centiped 2 ne recule devant rien, immoral, encore plus choquant et nous donne notre lot de degeulasserie, et moi fan d'horreur je serai loin d'être le premier à m'en plaindre !
publié le 28/02/2012 - 18:04
On aggrandit la chaine!!!!!!
Nous voilà cette fois dans l'univers d'un mec fan du 1er épisode. Gardien de nuit dans un parking, il n'aura que l'embarras du choix et la tranquilité nécessaire pour choper ses victimes. Il est encore plus barré que son "menthor", handicapé mental, asthmatique et ne parle jamais. Quant à son physique!!!!....hé bien ça va avec le reste....j'ai vu plus bas "physique ingrat".... moi j'irais plus loin en disant plutôt immonde mais il est parfait dans ce rôle... fait pour lui!!!
Tout le film est à son image, en noir et blanc, un mille-pattes vorace comme animal de compagnie et son entourage est bien glauque (sa mère, son médecin, le voisin). Ici le caractère "sexuel dérangé" est bien souligné puisque son père (décédé) ne faisait pas que l'emmener à la pêche!!!.... son médecin est bien barré aussi à ce niveau mais je n'en dirais pas plus..... en fait, le pauvre a pas eu une enfance facile et on ne s'étonne qu'à moitié de la suite des évènements!!!
Ce quarantenaire passe donc son temps à matter des scènes en boucle du 1er épisode.... sur son lieu de travail. Ca lui procure un.... sacré plaisir (beurkkkk) et lui donne l'idée de poursuivre l'oeuvre de son idole.... à savoir faire un mille-pattes humain.... non pas avec 3 personnes mais 12 cette fois!!!!..... hé oui monsieur voit tout en grand!! Le seul souci c'est que lui n'est pas chirurgien et j'peux vous dire que quand on le voit faire ses préparatifs et prendre ses ustensiles de cuisine et de bricolage on préfèrerait crever direct!!!
Donc là, rien est propre.... tout est sale (l'entrepôt qu'il loue pour "stocker" ses pauvres victimes).... cette fois pas d'anésthésie..... ha si... un bon coup de pied de biche ou 2 sur la tronche, ça calme!!!!.... le fil et les aiguilles pour recoudre...lui il connait pas.... il y va à l'agraffe!!!!.... faut vivre avec son temps! Le passage des genoux est particulièrement horrible à regarder mais il n'y a pas que ça!! et croyez moi ça va très loin. Tout ça finira bien sur dans un bain de sang et de merd.... bien dégueu!!!!
Voilà un film qu'on a pas l'habitude de voir!! Je ne sais pas ce que va donner le 3ème volet mais vu que Tom Six y va "crescendo"..... je m'attends au pire. En tout les cas celui ci en marquera plus d'un. Un film bien gore, bien glauque...
publié le 28/12/2011 - 13:45
Mon avis
publié le 09/12/2011 - 22:14
L'ennui dans la disgrâce
publié le 30/11/2011 - 12:14
L'art du pied de biche...
publié le 28/11/2011 - 03:05
Mon avis
publié le 24/11/2011 - 11:34
Martin ou les petits soucis
publié le 16/11/2011 - 13:05
Martin, un ami qui vous veut du bien
La première partie du récit se concentre davantage sur le personnage de Martin. Individu renfermé, traumatisé et asocial. Rien de bien neuf certes, mais l'acteur Laurence Harvey campe son rôle avec une troublante crédibilité. Outre son physique disgracieux, il joue tout en nuance, alternant grande détresse et état névrotique avec une rare subtilité. Des mimiques remarquables, une gestuelle parfaite, le protagoniste de Human centipede 2 est clairement la personne perturbée et perturbante que l'on s'attend pour commettre pareilles exactions. Qui plus est, il ne dispose d'aucun dialogue pour extérioriser ses pulsions. Tout passe par le ressenti et l'image que l'on se fait de lui. Une approche similaire à ceux des films muets, contraints par la technique de l'époque au visuel et à rien d'autre. Une performance remarquable.
L'esthétique est accrocheuse, c'est un fait. Principalement tournés dans un hangar désaffecté, les jeux de lumière et la réalisation magnifient une atmosphère des plus sordides. Le noir et blanc renforce cette impression de malaise permanent. À cela, il faut également compter sur une ambiance sonore caustique. Les cris, les pleurs, les résonances du parking souterrain, le bruit des outils pour « opérer », chaque son est amplifié afin de nous faire vivre comme il se doit le calvaire des victimes. Supplice qui occupera la deuxième partie du récit, soit trente de minutes de conclusion où l’on voit se succéder le grotesque, l'absurde et les tortures les plus innommables dans un cocktail unique. Étant donné que Martin n'a aucune compétence chirurgicale, le sang coule à flot et les bavures sont légion. En somme, une vraie boucherie.
Après visionnage dudit film, on comprend mieux la controverse qui l'entoure. Des images brutes de décoffrage qui nous sont livrées sans la moindre coupe. Alors que la première partie instaure l'ambiance, décrit le protagoniste et monte crescendo vers l'inéluctable, Tom Six se lâche complètement dans la seconde partie du récit. L'attente engrangée par la première heure est grandement récompensée. Gore, scabreux, brutal, les adjectifs ne manquent pas pour définir cette dernière demi-heure. Qu'on se le dise, Human centipede 2 reprend la recette de son prédécesseur en démultipliant son contenu. Plus de cobayes, plus de violences, plus dérangés et... moins d'hygiène dans les opérations.